Une mine d'or

La famille Clinton a visité l'Abbaye Saint-Benoît-Du-Lac lors... (Photo Spectre Média, Stéphanie Vallières)

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La famille Clinton a visité l'Abbaye Saint-Benoît-Du-Lac lors de son passage dans les Cantons-de-l'Est.

Photo Spectre Média, Stéphanie Vallières

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(SHERBROOKE) ÉDITORIAL / Après un séjour d'une semaine en Estrie, Hillary et Bill Clinton sont rentrés aux États-Unis. En cette période de vacances, le passage de l'ancien président et de celle qui a bien failli devenir la première femme à occuper ce poste a retenu l'attention des médias, du moins au Québec. En plus de conforter la fierté bien légitime des Estriens pour leur région, cette visite inusitée a assurément démontré l'estime des Québécois pour ce couple présidentiel. Tout un contraste comparativement au titulaire actuel.

Retranchés derrière les murs du Manoir Hovey de North Hatley, les Clinton ont effectué plusieurs sorties publiques. Simples et cordiaux, ils ont volontiers noué contact avec les personnes croisées sur leur chemin. Ils ont peut-être même rencontré des compatriotes à North Hatley où plusieurs possèdent toujours des résidences d'été, rappel historique d'un prolifique voisinage. Quelques pancartes et même un drapeau de l'Arkansas natal de l'ancien président leur ont souhaité la bienvenue. En comparaison, le passage de Jacques Chirac, président de la France, avec son épouse Bernadette en 2003 était pratiquement passé inaperçu.

De toute évidence, les Québécois éprouvent une empathie envers les Clinton. Après avoir souhaité la victoire d'Hillary durant la dernière campagne électorale, ils ressentent aujourd'hui une certaine désolation à voir ce qui se passe de l'autre côté de la frontière. Les Québécois auraient bien voté à deux mains pour Hillary.

La visite des Clinton représente également une excellente publicité pour l'industrie touristique. S'il est encore difficile d'en évaluer les retombées éventuelles, il est d'ores et déjà acquis qu'elle devrait se traduire par une affluence accrue. Chez Tourisme Cantons-de-l'Est, Danie Béliveau a déjà l'intention de s'en servir abondamment auprès des groupes de journalistes américains qu'elle reçoit chaque année.

« C'est certain que cela va nous aider », admet Danie Béliveau. Celle-ci note par ailleurs que l'oeuvre de la romancière Louise Penny, à l'origine de la visite des Clinton, constitue sans doute un attrait encore plus grand. Son oeuvre, souligne-t-elle, est traduite en 25 langues et ses deux derniers ouvrages ont atteint le sommet du palmarès du New York Times.

L'écrivaine, aujourd'hui résidente de Knowlton, situe d'ailleurs l'action de ses personnages dans les Cantons-de-l'Est. De 30 à 35 % des visiteurs qui s'arrêtent au kiosque d'information touristique de Sutton, rapporte Danie Béliveau, demandent où trouver les endroits mentionnés par l'auteure. Mme Penny s'est d'ailleurs mariée au Manoir Hovey, le Manoir Bellechasse dans ses romans.

« Son oeuvre, ajoute Danie Béliveau, respire beaucoup les Cantons-de-l'Est. Les gens reviennent pour retrouver l'ambiance de ses romans. Excellente ambassadrice, Louise Penny est une mine d'or pour nous. »

Durant ce temps, le président Donald Trump multiplie ses frasques. Il vient d'ailleurs de limoger son conseiller principal, le controversé Steve Bannon. Après des déclarations contradictoires au sujet des événements racistes de Charlottesville en Virginie, il se voit larguer par plusieurs supporteurs. Les gens d'affaires réunis pour le conseiller ont également préféré s'éloigner de ce personnage radioactif. Bonne nouvelle, pendant que la tension avec la Corée du Nord semble s'apaiser, les groupes pacifiques ont enfin pris la rue pour s'opposer aux suprématistes blancs et néonazis.

Le biographe de Donald Trump prédit maintenant que le président va démissionner d'ici l'automne. Cela apparaît désormais comme une évidence. Aussi insolent soit-il, personne ne peut demeurer longtemps à la tête d'un empire s'il ne peut compter sur un solide appui autour de lui. La fin est peut-être plus proche qu'on le pense.




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