Les terrains de pickleball ne suffisent plus

En juin 2017, le conseil municipal peut se targuer d'avoir accordé les terrains... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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La Tribune

En juin 2017, le conseil municipal peut se targuer d'avoir accordé les terrains demandés par l'Association Pickleball Sherbrooke, soit trois patinoires, réservés selon un horaire déterminé, le matin et le soir, deux terrains à la fois. Mais pour jouer au pickleball, il faut des lignes pour délimiter le terrain, comme au tennis ou au badminton, et ça, la Ville semble y mettre des entraves dignes des Douze Travaux d'Astérix.

Elle renvoie la responsabilité à l'Association. Pas de problème, le comité organisateur s'est dit d'accord pour faire les lignes. Mais le hic, il ne peut pas utiliser du ruban marqueur, c'est dangereux pour les adeptes de patin à roues alignées, ni les tracer à la peinture, ce travail est réservé aux employés syndiqués de la Ville. Pas de possibilités de faire commanditer ce travail par des entreprises sherbrookoises, c'est interdit. Reste la craie, que la Ville a daigné fournir (1,25 $) et qui s'efface avec les intempéries. Les joueurs utilisent leurs propres filets.

Me croiriez-vous si je vous dis que les municipalités voisines sont beaucoup mieux servies que Sherbrooke? En effet, Magog a désigné quatre terrains à Omerville dotés de lignes et de filets permanents pour leurs adeptes de pickleball. Les municipalités d'Ascot Corner, Saint-Denis-de-Brompton, Eastman et Richmond ont aménagé leur terrain de tennis afin qu'il serve aussi au pickleball ou une partie de ce terrain est réservé à ce sport avec lignes et filets. Ils ont pourtant bien moins d'adeptes qu'à Sherbrooke. Plusieurs membres de Sherbrooke s'y rendent régulièrement, leurs équipements étant plus adéquats que chez eux. D'autres créent des endroits privés (...).

Sherbrooke, 6e ville en importance au Québec, pourrait prendre exemple sur des villes comme Bromont ou Drummondville, qui ont aménagé des espaces intérieurs et extérieurs au même endroit, disponibles en tout temps et en toute saison, avec tous le matériel et les équipements requis par ce nouveau sport. À Drummondville, ils ont maintenant plus de 200 joueurs de pickleball. (...)

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a prévu dans son dernier Plan stratégique une orientation qui s'énonce comme suit : adapter les structures et les services pour les aînés pour faire de Sherbrooke un « modèle de ville amie des aînées ». D'autres municipalités, de toute évidence, l'ont fait bien avant elle.

(...)

Diane Provencher, Sherbrooke




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