Honte au ministre François Blais

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La Tribune

La Coalition régionale estrienne dénonce l'attitude du gouvernement et de son ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais. En effet, le ministre Blais profite de l'absence de plusieurs groupes et regroupements communautaires, qui ont fortement décrié l'odieux projet de loi 70, pour annoncer en catimini le projet de règlement modifiant le Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles.

Pour ajouter à l'odieux de cette stratégie d'un lancement en plein été, le ministre a été de l'avant avec plusieurs éléments vivement critiqués dans la première mouture du projet de loi 70. Ce qui nous démontre à quel point le gouvernement est complètement sourd aux nombreuses voix qui se sont élevées contre le projet de loi 70 groupes en défense des droits, syndicats, Protecteur du citoyen, Commission des droits de la personne et de la jeunesse, recherchistes, universitaires et autres.

Le nouveau projet de règlement vise notamment la mise en oeuvre du Programme objectif emploi. La participation au programme restera obligatoire. Nous l'avons répété maintes et maintes fois: en quoi cette xième mouture sera-t-elle différente des multiples autres qui se sont succédé depuis le milieu des années 80? Les nombreux ratés des différents programmes ou parcours ont plutôt démontré que les mesures obligeant les prestataires à participer ne se répercutent pas dans le temps. Les personnes se retrouvent souvent à la case départ. De plus, le bâton et la carotte ne sont pas le meilleur moyen d'obtenir des résultats. Des emplois, à quelles conditions? Des emplois sous-payés, souvent pas protégés par les lois et temporaires.

Avec le projet de règlement, le ministre entretient encore le préjugé que les personnes à l'aide sociale sont responsables de leur situation et qu'il n'en tient qu'à elles de s'en sortir, rejetant du même coup la responsabilité de l'État.

Nous avons appris que les coupures sur les prestations seront maintenues ce qui aura des répercussions énormes pour les personnes déjà fortement démunies. Couper un chèque de base de 628 $ est injuste, irresponsable et aura des conséquences dramatiques telle l'augmentation de l'itinérance, de la violence. Qui pourra payer son logement, sa nourriture, des vêtements? C'est une atteinte grave et impardonnable aux droits de la personne.

La Coalition n'a pas eu le temps d'analyser tous les éléments du projet de règlement, mais elle le fera d'ici la fin de la consultation et le gouvernement nous trouvera sur sa route.

Geneviève Bouchard, Coalition régionale estrienne de l'aide sociale




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