Contre l'entrepreneurship sauvage !

Depuis quelques semaines, au coin des rues Dunant et Thibault, ont lieu... (Spectre média, René Marquis)

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Spectre média, René Marquis

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La Tribune

Depuis quelques semaines, au coin des rues Dunant et Thibault, ont lieu d'importants travaux de défrichage et de dynamitage. Les résidents se sont inquiétés. Plusieurs ont posé des questions, mais personne n'avait obtenu de véritables explications jusqu'à tout récemment.

Le terrain serait en train d'être aménagé pour recevoir une station-service, la troisième à s'ancrer dans un rayon de 1,5 km! Serait-il possible que la Ville de Sherbrooke ait manqué à ses devoirs? Juste en face de ce terrain qu'a cédé la Ville de Sherbrooke, en 2016, au promoteur Luc Elias, il y a un accès magnifique au mont Bellevue.

Promeneurs occasionnels ou habitués, sportifs en tout genre, étudiants et petites familles fréquentent ce lieu. On y va pour les sentiers qui se perdent dans la montagne, pour la beauté et la tranquillité des lieux.

On aurait donc pu comprendre la volonté de tirer profit cette intersection s'il avait été question de valorisation du territoire, par exemple. Mais il n'en est rien et les travaux avancent très (trop) rapidement.

À qui cela profite-t-il? Il y a trois éléments dont la Ville aurait dû tenir compte: la dangerosité des travaux pour la santé et la sécurité des citoyens (deux familles ont dû être évacuées de leur résidence en raison des émanations de monoxyde provoquées par le dynamitage [...], la menace potentielle [...] que représente la construction d'un projet commercial du type station-service à proximité d'un milieu naturel comme le mont Bellevue et le manque de transparence du maire Sévigny quant à l'échange de terrains qui a eu lieu, et plus particulièrement, le manque de transparence du conseiller du district d'Ascot, Robert Pouliot, quant à ses liens avec le promoteur Luc Elias.

Le conseiller a travaillé sur le Comité consultatif du nouveau plan d'urbanisme, mais il possède également 5 terrains considérés actuellement comme « handicapés » dans le secteur Ascot de la rue André. Or, avec la nouvelle limite de développement prévue par la construction du Carré Belvédère et l'étalement urbain prévu à Ascot, cela permettra à Robert Pouliot d'exploiter ses terrains. En somme, si Robert Pouliot avait agit avec davantage d'intégrité et en conformité avec le code d'éthique et de déontologie des élus de la Ville de Sherbrooke, il se serait tenu à l'écart afin que l'intérêt collectif puisse être desservi adéquatement. [...]

Marie-France Lanoue, Sherbrooke




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