Je ne reconnais plus mes dragons

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(Sherbrooke) BILLET / Je vais essayer de ne pas être aussi vindicatif que ce qui circule sur les réseaux sociaux, mais disons que j'ai du mal à reconnaître mes dragons depuis le début de la présente saison.

Les épisodes que j'ai manqués depuis le début de la première saison peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. Je les regarde même en reprise les dimanches.

J'ai toujours été attiré par ce genre de téléréalité qui pourrait voir naître un autre Bombardier, Couche-Tard, SNC-Lavalin ou un CAE québécois avec l'injection de quelques dizaines de milliers de dollars dans une entreprise en démarrage. Qui sait?

Sur Twitter, les critiques se font de plus en plus virulentes contre les dragons, surtout envers Gilbert Rozon et Caroline Néron. Personnellement, j'ai décidé de laisser la chance au coureur puisque l'ancienne chanteuse et comédienne devenue femme d'affaires passionnée des bijoux en était à ses premières armes dans cet univers. Plusieurs lui reprochent de ne pas cracher assez de feu. Des commentaires sont souvent méchants.

Au tableau des investissements, elle occupe le dernier rang avec 150 000 $ au total.

L'hôtelière Christiane Germain, l'autre recrue dragonne de cette année, occupait quand même le premier rang à ce chapitre, jusqu'à lundi soir, quand « l'étoile du match » Serge Beauchemin a sorti ses piastres pour soutenir les deux gars de l'entreprise Les écrans verts.

Pour ce qui est de M. Juste pour rire, on lui reproche ses envolées loufoques et ses jeux de mots qui ne font pas toujours sourire. C'est avec l'arrivée de Gilbert Rozon l'an dernier que les royautés « à vie » sont de plus en plus demandées aux entrepreneurs, ce qui souvent les refroidit.

À ceux qui n'aiment pas son style cassant, je les invite à se brancher sur Dragons' Den à CBC et à endurer Michael Wekerle, décrit comme un mélange de Mick Jagger et de Warren Buffett. Ou de plonger dans la mer pleine de requins de Shark Tank, sur ABC, où Kevin O'Leary ne fait souvent qu'une bouchée des personnes qui se présentent devant les investisseurs milliardaires.

Plusieurs disent s'ennuyer des dragons Danièle Henkel et Mitch Garber. Moi aussi. Toujours le mot juste et la bonne parole offerte à ceux qui devaient repartir sans un sou. Les nostalgiques des premières saisons peuvent toujours admirer les conseils de Serge Beauchemin qui laisse rarement partir un entrepreneur sans lui avoir servi un conseil judicieux.

Pourtant, le fondateur de 3-SOFT a peine à attirer plus de 300 personnes à ses séances « Facebook Live » qu'il tient après l'émission pour répondre aux questions du public. Comme moi, il aimerait que les Québécois s'intéressent autant au monde des affaires qu'au Canadien de Montréal.

Ce qui peut m'avoir refroidi aussi un peu en cette sixième saison, c'est le fait qu'on n'a pas encore vu d'Estrien venir solliciter le portefeuille des dragons. Après six semaines, personne de la région ne s'est présenté pour tenter de charmer les investisseurs de la sixième saison.

Mais je vais persister à suivre les dragons. Je veux être devant ma télé (et mon ordi) quand un futur Joseph-Armand Bombardier ou Alain Bouchard viendra ouvrir la main pour offrir 15 pour cent de sa jeune compagnie pour un investissement de 150 000 $.




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