Entre Broue et le cannabis...

Au début des années 1980, alors que j'étais policier à la Sûreté du Québec, on... (Archives, La Presse)

Agrandir

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
La Tribune

Au début des années 1980, alors que j'étais policier à la Sûreté du Québec, on m'avait confié le mandat d'aller à la rencontre des étudiants en milieu scolaire pour y effectuer de  la prévention sous toutes ses formes, mais principalement en vue d'améliorer la relation entre les jeunes de cette époque et l'autorité que représentait la police à ce moment, la drogue étant une partie des sujets discutés.

Dans cette démarche, alors que l'ouverture des autorités n'était pas béante, je me retrouvais dans cette position, car un certain Jean-Luc Mongrain appuyait fortement cette action de prévention auprès des jeunes. Quatre années après le début de cette initiative, on supprimait le poste parce que je ne remettais pas de billets d'infractions. Les temps ont-ils changé?

Le parallèle entre la pièce de théâtre Broue et le cannabis est simple à faire. Le début de l'époque de Broue coïncidait avec une montée de la consommation de cette drogue au Québec et un peu partout au pays. Les boissons alcooliques et les drogues se ressemblent beaucoup et représentent un coût des plus élevés pour notre société.

À cette époque, lorsque l'Escouade régionale des moeurs effectuait une saisie et que l'on retrouvait des concentrations de 15 % de THC (tetrahydrocannabinol) nous étions impressionnés par la force de ce produit. Avec l'évolution des méthodes de culture et des croisements de celle-ci, on retrouve maintenant des concentrations beaucoup plus élevées de THC et de toutes ces substances intégrées à ces produits.

Vous avez deviné que ma préoccupation se situe au niveau des conséquences de la légalisation du pot. Tous les arguments du gouvernement Trudeau sont quant à moi de la frime. La vraie raison, elle se situe entre les 15 à 20 milliards de dollars que cela rapportera au gouvernement et cela de façon récurrente. Difficile de taxer encore plus le peuple, donc sous le couvert de vouloir contrôler la situation, nous allons encaisser des revenus au lieu de dépenser des dollars. Qu'en est-il de la santé physique et psychologique de la population du Canada et du Québec? Nos élus(es) ne représentent-ils pas nos intérêts? La ligne du parti est la plus importante de toutes!

Pierre Gravel, Sherbrooke




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer