Macron n'est pas du sang neuf

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Emmanuel Macron

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Point de vue
La Tribune

Le premier tour des élections françaises montre combien les médias et les puissants intérêts qui les manipulent pèsent sur l'opinion. Le second tour le démontrera encore davantage : Macron, le candidat du système sera propulsé aux nues tandis que Marine Le Pen sera crucifiée.

Tous les ténors des partis traditionnels qui ont perdu toute crédibilité se rangent derrière Macron dans l'espoir, pour certains du moins, d'avoir accès à la soupe. La France d'aujourd'hui, c'est 5 millions et demi de chômeurs, 9 millions de pauvres, 238 morts dans des attentats islamistes en 2 ans, des frontières ouvertes permettant aux migrants et aux travailleurs étrangers payés moins cher de rentrer et aux entreprises de se délocaliser à l'Est ou au Sud.

Et les Français dans tout ça? Après s'être fait plumer successivement par la droite de Sarkozy et la « gauche » de Hollande, ils vont voter pour se faire pigeonner par les deux en même temps! Car le Macron, il sait y faire. Héritier d'Hollande, sans le dire bien sûr, il est présenté comme un nouveau.

Du neuf! Un nouvel emballage pour la même tambouille! Macron, c'est le candidat des banques, des multinationales, de Merkel et des médias. Il suffit de voir le nombre de couvertures que la presse lui accorde.

Par contre, le Front national est présenté comme le parti des méchants racistes, des nazillons, de la haine, alors que son programme est pourtant, à bien des égards, bien plus à gauche que le programme libéral de son adversaire. On devrait d'ailleurs voir fleurir, comme par hasard, davantage d'émissions sur le nazisme sur les chaînes françaises au cours des prochains jours. La campagne de peur fonctionne à plein régime de Vichy!

Même La Tribune, un journal pourtant lointain, reprend le refrain en choeur : « Entre la peur et le soulagement ». Tu parles! Le lavage de cerveau fonctionne comme prévu : la France continuera d'être sous le joug de Bruxelles et de Berlin, son indépendance de dépérir et ses frontières d'être des passoires pour tous les trafics légaux ou illégaux, les droits des travailleurs régresseront, les banques ainsi que les grandes entreprises continueront de faire des affaires... hors du pays et d'engranger des bénéfices records tandis que la majorité des Français s'appauvrira dans un système dominé par la précarité et la mobilité, comme des pions sur l'échiquier européen.

« Le suffrage universel ne me fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira », disait le royaliste Tocqueville.

Patrice Cousin, Sherbrooke




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