À la défense de la gestion de l'offre

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En réaction aux deux articles du journaliste Jean-François Gagnon, Le lait moins cher aux États-Unis? et Quel avenir pour la gestion de l'offre?, parus dans La Tribune du 1er avril, je tiens à prendre la défense de la gestion de l'offre. Tout d'abord, il n'y a rien à envier au dynamisme des fermes laitières du Vermont lorsque l'on sait que le producteur américain avec un troupeau de 200 vaches laitières ne peut être concurrentiel s'il n'a pas un emploi à l'extérieur pour remplir ses obligations.

De plus, les contribuables américains déboursent au total beaucoup plus en subventions à leurs agriculteurs laitiers que les contribuables canadiens. Si vous ajoutez les montants des impôts qu'ils paient au prix de détail, vous verrez que la différence de prix n'est vraiment pas la question. Lorsque le candidat à la direction du Parti conservateur, Maxime Bernier, soutient que la gestion de l'offre profite à un cartel aux dépens des familles canadiennes, ce n'est que mensonge, car le Canada est l'un des pays qui subventionnent le moins ses producteurs laitiers.

(...) Chaque fois qu'une brèche est créée par l'ouverture des marchés aux producteurs étrangers, les producteurs d'ici n'en profitent pratiquement pas et, de plus, cela tire vers le bas le prix qui leur est payé. Par le fait même, ils doivent opter pour l'expansion afin de conserver les mêmes revenus et remplir leurs obligations. Les fermes, pour être rentables, doivent être plus grosses et moins nombreuses. Chaque brèche à nos frontières empêche la relève, ni plus ni moins.

La gestion de l'offre est le seul outil qui permet aux producteurs laitiers de recevoir un prix raisonnable (...). Au niveau mondial, les agriculteurs vivent une crise sans précédent (...) et seules les énormes fermes industrielles subsistent, avec les impacts environnementaux et sociaux que l'on connaît. Je rappelle aussi (...) qu'il y a trois grandes entreprises de transformations laitières au Canada et elles sont très lucratives, Agropur (...), Saputo (...) et Parmalat (...). Alors, où est le cartel qui profite des familles avec le panier d'épicerie?

L'Union des producteurs agricoles (...) a raison de défendre la gestion de l'offre. C'est une question de survie pour les agriculteurs du Québec (...). La gestion de l'offre est une autodiscipline de production qui ne coûte rien au consommateur ni au contribuable. Elle assure un revenu décent au producteur et profite à l'économie.

Denis Nicol, Sherbrooke




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