Avons-nous besoin d'une société différente?

Gabriel Nadeau-Dubois... (La Presse, Édouard Plante-Fréchette)

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Gabriel Nadeau-Dubois

La Presse, Édouard Plante-Fréchette

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Point de vue
La Tribune

Les changements climatiques bouleversent la météo et menacent notre planète : le Canada promet à Paris des cibles ambitieuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de retour au pays, il autorise de nouveaux pipelines pour les sables bitumineux. Les riches cachent leur fortune dans les paradis fiscaux de KPMG et c'est nous qui payons les impôts. Pour être élu, le premier ministre Trudeau promet une réforme électorale, puis la laisse tomber une fois au pouvoir. Les ministres de la Santé changent les organigrammes et fusionnent les établissements, pendant que les patients continuent d'attendre dans les urgences et que les médecins gagnent toujours plus. Bref, en politique, « plus ça change, plus c'est pareil »!

Pour changer des choses, il faut un vaste mouvement d'opinion en ce sens. On ne sera jamais tous d'accord sur tout. Mais on peut s'entendre majoritairement sur des choses essentielles. Le Québec l'a fait au moment de la Révolution tranquille des années 60. Il l'a fait à nouveau quand il a élu pour la première fois le Parti

Québécois en 1976, avec une série de réformes importantes qui servent encore maintenant. Ne sommes-nous pas mûrs pour un nouveau coup de barre important, après toutes ces années de « gestion à la petite semaine », de « déficit zéro », de corruption et d'austérité?

Gabriel Nadeau-Dubois fait le saut en politique avec Québec Solidaire. À 26 ans, il ne sera pas le Messie! Mais malgré son jeune âge, il a déjà démontré à plusieurs reprises un leadership différent, un engagement courageux et une préoccupation du bien commun qui fait trop souvent défaut en politique.

Le Québec est capable de grandes choses. Surtout s'il n'a pas besoin, chaque fois, de convaincre le reste du Canada avant de pouvoir décider et agir. Il l'a démontré si souvent, aussi bien par ses artistes, ses scientifiques, ses juristes, ses entrepreneurs ou ses réalisations économiques qui font l'envie du reste du monde. (...)

Il me semble que l'arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois en politique devrait être l'occasion d'un vaste rassemblement autour d'un chantier prioritaire: nous donner enfin un Québec qui nous ressemble, à la mesure de nos rêves et des défis nouveaux qu'il nous faut relever. Seul, il ne pourra rien faire. Tous ensemble, nous pouvons beaucoup plus que nous le croyons! Je nous y invite. Une telle occasion ne repasse pas souvent!

Dominique Boisvert, Scotstown

NDLR

Une erreur s'est glissée dans le titre coiffant la chronique de Gilles Vandal, dans l'édition du samedi 11 mars. Il aurait fallu lire : « Tout est en place pour un "Russiagate" ». Nos excuses.




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