La grosse épicerie

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La Tribune

Ils sont faciles à reconnaître, le 1er du mois, lorsqu'ils se rendent à l'épicerie dont la circulaire annonce les prix les plus bas. Il y a déjà une semaine qu'ils comptent leurs tranches de pain. Ces personnes sont des pauvres. Je le sais parce qu'il n'y a pas si longtemps, moi aussi, je pouvais revendiquer ce triste statut de pauvre.

Chaque début de mois, après avoir payé leur loyer, ils remplissent leur frigo. Ils seront un peu moins angoissés pour quelques jours.

C'est incroyable ce qu'un frigo bien rempli et un estomac rassasié peuvent offrir comme répit. Bien peu de gens connaissent l'importance du mot répit. Les pauvres, eux, le savent.

Mais ce répit sera de bien courte durée. Dans moins de 10 jours, ils se retrouveront en manque de tout. En plus de devoir se nourrir et se chauffer, ils devront trouver le moyen de se valoriser, de marcher la tête haute, de ne pas plier l'échine, de ne pas avoir honte et de sourire à l'occasion.

J'admire ces gens, ils sont résilients. Il faut l'être pour vivre dans la pauvreté. Ceux qui se permettent de juger ces personnes moins nanties devraient plutôt chercher à leur rendre la vie un peu plus douce. Pourquoi? Simplement parce que très peu d'entre nous sont à deux ou trois chèques de paie d'un frigo vide.

Jean Chenay

Sherbrooke

Décevant

Apprendre, une fois de plus, que des Canadiens profitent de stratagèmes pour verser le moins d'impôts possible à leur gouvernement est plus que déconcertant. C'est insultant pour l'ensemble de la population et c'est une marque de faiblesse de la part du gouvernement fédéral, compte tenu des besoins de notre pays en éducation, en santé, en construction de routes, en qualité de vie de nos aînés et j'en passe.

Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral. Mais, de nos jours, pour certaines personnes, cette vision des choses semble avoir peu de poids dans leur vie personnelle ou professionnelle. Ce qui est aussi insultant pour les contribuables canadiens, c'est de voir la façon dont ils sont considérés par des individus opulents qui ont bénéficié de privilèges.

(...) On a le droit, paraît-il, d'être riche, mais on a aussi le devoir de partager sa richesse selon ses revenus avec ses semblables.

Réjean Beaudoin

Sherbrooke




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