Encore une grève inutile

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Nous venons d'apprendre que le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université de Sherbrooke (SPPUS) et l'Université de Sherbrooke sont finalement parvenus à une entente de principe quant à la nouvelle convention collective de ces professeur(e)s, échue depuis deux ans (et qu'il faudra maintenant renégocier plus tôt que tard...).

Après avoir reçu un nombre non négligeable d'appuis publics de la part d'autres syndicats et associations locaux et nationaux, après avoir tenu 11 jours de grève, après que des centaines d'étudiants eurent fait la grève en guise d'appui, et après avoir fait appel à un conciliateur, voilà que les membres du SPPUS se prononceront mardi sur cette entente.

Si le passé est garant du futur, tout porte à croire que l'Université de Sherbrooke aura finalement accepté la grande majorité des demandes du SPPUS, comme elle l'avait fait avec le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke (SCCCUS), il y a deux ans, après que les chargé(e)s de cours eurent tenu eux aussi quelques jours de grève.

Il faut comprendre que dans un cas comme dans l'autre, les demandes des employés n'étaient aucunement faramineuses: elles consistaient essentiellement à garder ce qui était déjà acquis et à essayer de ravoir ce que les coupes budgétaires des dernières années avaient fait disparaître.

Dans le cas des professeur(e)s, certaines demandes salariales visaient à se rapprocher d'une équité à l'interne et à assurer une attractivité et une compétitivité à l'externe. Bref, absolument rien d'outrageux, même que cela pourrait être bénéfique pour l'université.

À la suite de ces deux conflits - et il y en a eu d'autres! - il est plus que temps que le rectorat, les ressources humaines et surtout le conseil d'administration de l'Université de Sherbrooke changent d'attitude et se dotent d'une vision portée sur le long terme, plutôt que sur le court terme et vraisemblablement soutenue par une volonté de diviser pour mieux régner.

En espérant que le changement de rectorat apportera ce vent de fraîcheur, surtout qu'une université comme la nôtre est normalement considérée comme un modèle pour la société.

Vincent Beaucher, Sherbrooke

(NDLR: La conjointe de M. Beaucher est professeure à l'UdeS et membre du SPPUS)




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