Non à l'abolition des référendums citoyens!

Avec le projet de loi 122, on prépare le retour du développement urbain sauvage... (Archives, La Tribune)

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La Tribune

Avec le projet de loi 122, on prépare le retour du développement urbain sauvage dans les municipalités. Comme dans les années 1990-2005, on redonne toute initiative, voire les accès faciles, aux promoteurs immobiliers. Les citoyens ne seront que de simples observateurs et victimes des décisions prises à huis clos, pour ainsi dire! Au diable le pouvoir citoyen!

Je pourrais en dire beaucoup à cet égard ayant été plusieurs années représentant des citoyens au Comité permanent de l'urbanisme de la Ville de Sherbrooke. L'actuel maire, Bernard Sévigny, y était aussi. Qu'adviendra-t-il de cette instance critique au lendemain de la sanction de cette loi 122? Quels moyens resteront dans les mains des payeurs de taxes?

Avec ce projet de loi, les élus, déjà sollicités par les promoteurs immobiliers (...), auront tôt fait de céder à ces derniers le contrôle du développement urbain de leur ville ou village, bradant ainsi le pouvoir prédominant de la gestion du territoire par les citoyens (...).

Ce faisant, on ne pourra plus qualifier les conseils de villes comme étant les gouvernements les plus proches des citoyens, car ils seront vite devenus la proie des vautours financiers et exploiteurs locaux.

Dans cette perspective, qu'adviendra-t-il, par exemple, de la protection du territoire agricole, actuellement sous le contrôle du gouvernement du Québec? Je vois déjà nos élus locaux fléchir sous les pressions financières et la croissance alléchante des taxes municipales, issue de ces projets miroitants. Rappelons-nous seulement comment nos élus sont tombés dans les pattes des investisseurs lors de l'implantation de ces nombreux centres commerciaux dans la couronne de l'agglomération de Sherbrooke, évidant et tuant ainsi son centre-ville et les services de proximité. Toutes les villes régionales du Québec ont connu cette même et lente agonie de leur coeur commercial, amenant des coûts plus ou moins prévisibles (transport en commun, infrastructures urbaines, saccage environnemental, expropriations immobilières, etc.). Comment rester indifférent à de si désastreuses conséquences? (...). Nos élus doivent se ressaisir et relire la petite histoire de notre ville.

Yvon Côté,

Sherbrooke




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