Le retour du «bar ouvert»

C'est tout à fait indécent. Ça fait plus de 50 ans que je pratique la chasse.... (Archives, La Tribune)

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C'est tout à fait indécent. Ça fait plus de 50 ans que je pratique la chasse. Dans les années 50, il se pratiquait pas mal de braconnage au Québec.

Depuis, à force d'investissements et de personnel pour la protection de la faune, des différentes associations, de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec, ainsi que des clubs de chasse, privés ou non, on a connu une trentaine d'années où on a mis en valeur la faune, où on a milité pour le respect du sport de la chasse et de la pêche et, tout à coup, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs décide que ce domaine n'est plus une priorité, qu'on va se fier sur le bon jugement des gens qui supposément sont plus respectueux qu'avant, pour couper sur le nombre d'agents de la faune.

Il faut vraiment être « décroché » de la réalité pour penser que le braconnage est chose du passé! Partout où je vais et où on ne me connaît pas, j'entends des histoires abominables du frère qui s'est « tapé » trois chevreuils l'automne passé, de la femelle originale qu'on a sortie en douce, des vingt dorés qu'on a pris sans être embêté par les agents de la faune, etc.

Pour être de ceux qui ont travaillé toute leur vie dans le domaine de la faune, je suis désolé de repenser à tout ce temps qu'on a mis comme inventaires de grands gibiers, comme protection des frayères d'espèces sportives et comme éducation aux jeunes qui étaient censés constituer la relève dans le domaine.

On vise apparemment à n'avoir que quatre agents par postes de protection de la faune. Tout à fait inconcevable, en pensant à tous les cours qu'un chasseur doit suivre pour telle arme ou tel gibier en plus des coûts des permis qui ont « explosé » ces dernières années. Avec le coût de la viande et le peu d'effectifs en agents sur le terrain, il n'est pas étonnant que l'on assiste à une remontée incontournable du braconnage, à un véritable « bar ouvert » sur notre bien collectif. C'est honteux!

Jean-Jacques Dubois,

Sherbrooke




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