Contrôler l'information

Madame Luce Samoisette,Rectrice de l'université de Sherbrooke (Archives, La Tribune)

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Archives, La Tribune

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(Sherbrooke) Madame Luce Samoisette,
Rectrice de l'université de Sherbrooke

C'est avec malaise et honte que j'ai appris que la direction de l'Université de Sherbrooke, université à laquelle je m'associe fièrement depuis maintenant plus de trois ans, a démontré qu'elle ne croyait pas en la mission universitaire. (...) Les dirigeants d'une institution qui se veut être porteuse du savoir et visant l'avancement dans notre société ont mis en demeure le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université de Sherbrooke (SPPUS) à la suite de la prise de parole de deux professeurs-es lors d'une assemblée générale d'une association étudiante. Ce genre de décision serait attendu de la part d'un chef d'État cherchant à contrôler sa population et l'information à laquelle elle a accès, mais pas dans un contexte universitaire.

(...) Menacer de réprimande des professeurs-es (...), c'est non seulement empêcher les étudiants d'avoir accès à de l'information sur un mouvement qui les affecte directement, c'est aussi intervenir directement dans un processus démocratique primordial chez les associations étudiantes.

(...) En mettant en demeure nos mentors qui veulent nous informer, vous ne vous attaquez pas qu'aux professeurs, vous vous attaquez au reste de la communauté universitaire. (...)

Nicolas Delisle-Godin. étudiant en droit

Des professeurs muselés

Quelle ne fut pas ma honte et ma déception quand j'ai appris lundi soir que votre administration a mis en demeure le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université de Sherbrooke (SPPUS) en raison de la prise de parole de deux professeurs-es lors de l'assemblée générale de mon association étudiante. (...) Ils étaient venus à notre demande afin de nous éclairer sur les tenants et aboutissants de la présente négociation collective. Je crois qu'il est clair qu'ils n'étaient pas en infraction au sens du Code du travail et, par conséquent, je trouve que votre mise en demeure est injuste et surtout indigne d'une institution de savoir où les débats d'idées et l'expression d'opinions divergentes devraient pouvoir se faire sans crainte de représailles de votre part. Je ne peux pas comprendre comment une administration universitaire peut tendre à bafouer la liberté d'expression des membres de son corps professoral.

De plus, je ne peux comprendre que vous réagissez de la sorte, considérant que vous permettez aux professeurs et professeures d'assister aux réunions relatives à la course au rectorat qui se tiennent sur le campus. (...)

Maude Benoit-Charbonneau, étudiante en droit




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