Nos professeurs pleurnichards!

Nos professeurs d'université viennent de déclencher une grève de trois jours.... (Archives, La Tribune)

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La Tribune

Nos professeurs d'université viennent de déclencher une grève de trois jours. Motif : l'Université de Sherbrooke veut augmenter la charge d'enseignement de 20 %. Pauvres galériens, que font-ils dans cette galère? Ne devraient-ils pas se jeter par-dessus bord et nager dans les eaux troubles du secteur privé?

Quand je les entends se plaindre de leurs « horribles » conditions de travail, je suis incapable de réprimer un sourire. Mais si je souris, la situation est loin d'être drôle. En moyenne, les professeurs de l'Université de Sherbrooke gagnent 105 000 $ par année et cela en plus de bénéficier de la convention collective la plus blindée de la planète. Ils font partie du 6 % des salariés privilégiés du Québec. Le vrai scandale dans notre système universitaire, c'est le statut accordé à nos chargés de cours qui, de par leurs conditions de travail, soutiennent le réseau universitaire à bout de bras. Pour un salaire d'environ 7000 $ par trimestre, ils donnent les mêmes cours et le même encadrement aux étudiants.

Par ailleurs, nos bons professeurs bénéficient d'un excellent fonds de pension. Lorsqu'ils prendront leur retraite, contrairement à la très grande majorité des Québécois qui doivent cotiser à des REER et des CELI, du moins pour les « privilégiés » qui sont capables de le faire, ils n'auront pas de soucis à se faire. De plus, là où je me suis bien dilaté la ratte, c'est en lisant que le 20 % d'augmentation de la charge d'enseignement voudrait dire moins de recherche. « Ce serait terrible pour notre réputation au Québec et à l'international », nous dit un professeur de droit. Quelle blague! Je connais des professeurs qui ne font plus de recherche depuis des années, voire des décennies. Et jusqu'aux dernières nouvelles, ils sont toujours en poste. Non! L'Université de Sherbrooke, ce n'est pas l'usine, ce n'est pas le goulag et sûrement pas la galère à Ben-Hur.

Pascal Cyr, PH. D. Histoire Sherbrooke

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