Une tendance lourde

Depuis le début des relevés de température en 1880, la Terre a enregistré en... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pierre-Yvon Bégin

Collaborateur aux pages Opinions de La Tribune.

La Tribune

(Sherbrooke) Depuis le début des relevés de température en 1880, la Terre a enregistré en 2016 l'année la plus chaude. Une lourde tendance se dessine puisqu'il s'agit du troisième record annuel consécutif de chaleur sur notre planète. L'arrivée à Washington de Donald Trump et son intention de mettre la hache dans toute règlementation pouvant nuire aux énergies fossiles n'augure rien de bon.

Dans son plus récent rapport, l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) constate que la température moyenne de l'année 2016 à la surface du sol a été de 1,4 degré Celsius supérieure à celle du XXe siècle. Petite parenthèse, il sera intéressant de suivre l'évolution cette Agence avec l'arrivée de Trump. Vendredi, au moment de son assermentation, les mots « climate change » avaient disparu du site Internet de la Maison-Blanche.

Juste pour le mois de décembre dernier, la température combinée à la surface des océans et du sol a surpassé de près d'un degré la moyenne du siècle dernier. Décembre 2016 s'avère ainsi être le troisième mois de décembre le plus chaud. Bien sûr, personne ne va se plaindre de températures plus douces en décembre, tout particulièrement au Québec. Derrière cette apparence d'amélioration du climat, se cachent pourtant des modifications dont on mesure encore mal les conséquences.

Les tempêtes de vent et de pluie du mois dernier ont emporté de larges pans de la route 132 qui entoure le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. Auparavant, l'épais couvert de glace protégeait les rives et les propriétés de la fureur des vagues. Faute de froid, ce rempart naturel n'existe tout simplement plus. À Sept-Îles sur la Côte-Nord, plusieurs résidences et terrains côtiers ont également subi d'importants dommages. Le paysage bucolique de Percé a aussi été considérablement modifié avec la disparition totale de ce qui restait de la magnifique promenade longeant la mer.

Plus loin de chez nous, en Antarctique, une gigantesque crevasse dans la calotte glaciaire est en train de s'élargir. En trois semaines, elle a gagné une dizaine de kilomètres et menace de créer l'un des plus gros icebergs jamais vus, plus de 5000 km2, soit 30 fois la superficie de l'île d'Orléans. Il ne reste qu'une vingtaine de kilomètres avant de le voir se détacher.

Au récent Forum économique mondial à Davos en Suisse, les participants ont reconnu que le risque climatique arrive au premier rang de leurs préoccupations. Pour la première fois depuis 2007, ils estiment que les événements climatiques extrêmes sont le plus susceptibles de se concrétiser au cours des dix prochaines années.

Pendant ce temps, Donald Trump vient de prendre possession du pouvoir. Il a promis de donner un nouveau souffle à l'industrie du charbon. Est-il besoin de rappeler que les émissions polluantes de charbon aux États-Unis étaient en large partie responsables des pluies acides au Canada?

Ascenseur

Vendredi, La Tribune révélait que les résidants des Habitations Léonidas de Sherbrooke n'ont plus d'ascenseur depuis deux semaines. Le HLM de cinq étages abrite des personnes âgées ou à mobilité réduite. Propriétaire des lieux, l'Office municipal d'habitation soutient qu'elle offre de l'aide aux résidants, tandis que la compagnie d'ascenseur recherche désespérément une pièce pour effectuer les réparations.

Cette situation est tout simplement inacceptable. Dès le moment où l'entreprise a admis la rareté de la pièce mécanique défectueuse, la fabrication d'une nouvelle pièce aurait dû être ordonnée. On ne doit pas lésiner sur les moyens quand la sécurité et le bien-être des personnes âgées sont en jeu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer