Une course à obstacle

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Crédit: Spectre Média: Jessica GarneauJournaliste : Photo seuleHotel de ville de Sherbrooke

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L'année 2017 est une année spéciale puisqu'il s'agit d'une année d'élections municipales (...), les Sherbrookoises et les Sherbrookois devront choisir leurs représentants, ceux et celles qui, dans les faits, sont au plus près de leur quotidien. Naturellement, les passions se réveillent et des ambitions nouvelles naissent de manière spontanée. Surtout pour le poste de maire, un poste très convoité. (...)

Mais les obstacles pour y parvenir sont nombreux. Et pour avoir fait deux campagnes électorales contre M. Jean Perrault, je sais de quoi je parle. La première difficulté est sur le plan financier. Je sais, les puristes diront que l'argent ne devrait pas s'insinuer dans le processus démocratique, mais les élections, hier comme aujourd'hui, ne se gagnent pas avec des prières. Le temps où un bureau de comptable ou d'ingénieur pouvait vous donner un chèque de 5000 $, c'est terminé. À cette époque, il y a dix ans environ, il était aisé de ramasser 30 000 $ en quelques semaines et ensuite, se rendre à la banque pour emprunter la moitié restante. Mais depuis le 1er janvier 2017, « le plafond est abaissé à 100 $ par électeur à chacun des partis politiques et à chacun des candidats indépendants autorisés, avec la possibilité de verser 100 $ additionnels lors d'une élection », selon les nouvelles règles de financement et de dépenses électorales. Ainsi, pour ramasser la somme nécessaire afin d'espérer faire compétition à un maire en place, il faut s'y prendre très tôt. À l'heure actuelle, je crains qu'il ne soit trop tard pour certains.

Outre le financement, il faut une organisation centrale forte qui aura sous son commandement des cellules dans chaque quartier de la ville. Là c'est le véritable casse-tête. Trouver les gens compétents et déterminés afin de les mettre aux bons endroits pour faire sortir le vote, ce n'est pas facile. Certes, il y a toujours ceux qui vous disent: « Je vais t'appuyer», en te donnant une tape dans le dos. Mais entre ceux-là et les fidèles qui sont là de façon quotidienne dans la campagne, prêts à supporter le stress d'une campagne à la mairie, il y a une marge. Car la différence entre une campagne à la mairie et une autre au palier provinciale, c'est qu'il n'y a pas d'instance nationale pour absorber les coups. Ils viennent vite et ils cognent dur (...)

Pascal Cyr, Sherbrooke

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