Université de Sherbrooke ou Sherbrooke University?

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La Tribune

Mardi matin, en lisant le journal La Tribune, j'ai appris que le Vert & Or engage un entraîneur unilingue anglophone (Du mauve au vert, Brent Bailey dirigera l'attaque du Vert & Or) et j'ai senti la colère monter en moi. Comment une université francophone peut-elle accepter cela?

On dit pour se justifier que, d'une façon ou d'un autre, tout se passe en anglais sur le terrain (...) Mais je me pose une question : si un joueur commet une erreur sur un jeu, qui va-t-on blâmer, l'instructeur qui ne parle pas français ou le joueur qui n'a pas bien compris les instructions? Fort probablement qu'on va dire au joueur qu'il doit apprendre l'anglais pour bien comprendre les consignes de l'instructeur anglophone. On ne mentionne pas non plus si cet instructeur fera des efforts pour apprendre le français. Non, ce n'est pas à lui de s'adapter au français, mais au joueur à maîtriser l'anglais! (...).

On a dit que ce n'est pas grave que le Phoenix ait pris la version anglaise de ce nom parce que cela se passe en anglais dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On a dit que ce n'est pas grave qu'on écrive Sherbylove sur une murale du centre-ville parce que tout le monde comprend, on a même une entreprise toute sherbrookoise qui a sur sa façade une enseigne juste en anglais, mais ce n'est pas grave! Si on continue comme cela, dans 50 ans ce ne sera vraiment pas grave parce que le français n'existera plus au Québec.

Que le conseil d'administration et la direction de l'Université de Sherbrooke acceptent ce fait sans dire un mot, c'est à n'y rien comprendre! Est-ce que que l'université va changer toute sa signalisation sur le campus et la rendre bilingue pour accommoder ce monsieur? Je sais que je pousse fort, mais tant qu'à y être! Les anglophones avaient poussé fort eux aussi lors de la fusion des hôpitaux : à les entendre ils étaient en danger de mort parce que le mot urgence n'était pas traduit. Quand cela fait 50 ans que tu demeures au Québec et que tu ne comprends pas le mot urgence? (...)

Notre premier ministre, Philippe Couillard, a même dit pendant la campagne électorale qu'un simple manutentionnaire devrait être bilingue pour pouvoir répondre à une éventuelle question d'un visiteur anglophone dans une usine. On part de loin! (...)

Gaston Couture, Sherbrooke

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