Le RPHL n'est pas rétrogade

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Le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL) veut réagir à la lettre de M. Luc Lamoureux (La position douteuse du RPHL, La Tribune 7 décembre), qui demande aux propriétaires d'habitations locatives de participer à une mission caritative et l'accuse d'attitude rétrograde.

Le RPHL comprend la mission des OMH, mais croit que les programmes avec lesquels ils doivent travailler pourraient gagner en efficience, tant pour aider le plus grand nombre de familles possible, que pour le faire de façon rapide, tout en maintenant une économie saine. Des familles ont besoin d'un toit? Les membres du RPHL en ont de libres! (...)

Le RPHL souhaite en réalité prendre part au marché de l'habitation pour les gens dans le besoin, si ces gens pouvaient avoir une aide financière directe à la personne leur permettant d'avoir le libre arbitre et choisir où ils veulent vivre. Le RPHL est conscient que certaines personnes ont des besoins particuliers qui dépassent l'aide financière au logement. Pour ceux-là, le RPHL pense que les ressources actuelles sont probablement suffisantes pour répondre aux besoins de cette clientèle distincte, si les autres habitaient plutôt dans le privé. Le RPHL ose croire qu'il ne s'agit pas d'une majorité d'individus dans le besoin financièrement qui requièrent une assistance sociale ou d'accompagnement. Un tel encadrement passe-t-il nécessairement par l'obligation d'habiter dans un lieu en particulier, en évitant toute mixité sociale, l'isolement et favorisant ainsi la marginalisation? Le RPHL est d'avis que non pour la plupart des individus et que la vie en milieu privé peut elle-même être bénéfique.

(...) Le RPHL s'étonne que M. Lamoureux soit d'avis que les locataires se font imposer une contribution non négligeable aux dépenses reliées à l'entretien ou à la rénovation de l'immeuble (soit 2,5 % en 2016 - amortissement d'environ 35 ans). Aucun propriétaire ne souhaite augmenter pour couvrir les augmentations de taxes municipales ou scolaires, n'ayant parfois aucune marge de manoeuvre pour faire des travaux nécessaires à l'entretien conforme de l'immeuble.

Et que faisons-nous des 50 % d'unités réservées à des gens dits à revenu modeste, sans autre besoin particulier? On décrit le manque de logements sociaux, alors qu'une personne seule gagnant 40 000 $ et sans problématique nécessitant un encadrement particulier, peut bénéficier d'une unité située dans un bâtiment subventionné et dont le loyer est situé sous le loyer médian. C'est pour ces gens-là qu'on demande de cesser la construction de logements sociaux, car il s'agit de la clientèle cible des propriétaires privés. (...)

Annie Lapointe, directrice adjointe RPHL

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