Un répit en 2017?

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Denis Dufresne
La Tribune

(Sherbrooke) ÉDITORIAL / Après six années de hausses passablement salées de leur compte de taxes, à l'exception de 2013 et 2015, les contribuables sherbrookois auront peut-être un répit en 2017 avec une hausse plus modérée que celle de l'an dernier et des tarifs « qui ne devraient pas connaître d'augmentations majeures », dixit le maire Bernard Sévigny.

Toutefois, un optimisme modéré s'impose d'ici le dévoilement de la « proposition raisonnable », évoquée par les élus, lors de la présentation du budget le 19 décembre prochain.

À l'issue d'une rencontre à huis clos sur le budget 2017, le maire Sévigny a affirmé que la prochaine augmentation de taxes sera supérieure à l'indice des prix à la consommation, mais inférieure à la hausse de 4,77 pour cent imposée en 2016. C'est toujours cela de gagné !

Le taux annuel d'inflation pour l'année 2016 est jusqu'ici de 1,5 pour cent.

Les Sherbrookois ont contribué plus que leur part au cours des dernières années, impuissants devant la croissance parfois démesurée des dépenses de la Ville, une situation que La Tribune a décriée plusieurs fois dans le passé.

Sans vouloir rappeler de douloureux souvenirs aux contribuables et propriétaires résidentiels, rappelons que les hausses moyennes du compte de taxes ont été de 3,1 pour cent en 2011, 3 pour cent en 2012, 1,45 pour cent en 2013, 2,95 pour cent en 2014, 1,86 pour cent en 2015 et 4,47 pour cent en 2016.

Une progression de 17,13 pour cent en six ans.

À cela s'ajoutent les augmentations de la taxe scolaire, de 20 pour cent en 2013, 5 pour cent en 2014, 5,5 pour cent en 2015, suivies d'une très légère baisse en 2016.

Quant aux tarifs d'électricité, les hausses cumulées en pourcentage ont atteint 10,3 pour cent entre 2013 et 2016.

Les augmentations répétées du fardeau fiscal municipal ont peu d'influence sur la décision des acheteurs de maison, selon la Chambre immobilière de l'Estrie.

Mais elles pénalisent grandement les propriétaires de résidences unifamiliales et les propriétaires d'immeubles locatifs et, indirectement, les locataires à qui la facture est bien souvent refilée.

Le maire Sévigny a souvent voulu limiter les augmentations de taxes au taux d'inflation et il y est presque parvenu en 2011, avec à peine 0,2 pour cent de plus et, en 2015, avec 0,7 pour cent de plus. Le reste du temps, les Sherbrookois ont écopé.

La Ville de Sherbrooke, comme bien d'autres, doit composer avec de multiples contraintes budgétaires et financières. Elle s'est donné du reste un plan d'optimisation destiné à réduire la taille de l'appareil municipal.

Sherbrooke a notamment subi les conséquences de la baisse des transferts provinciaux aux municipalités, en 2015, elle doit aussi verser autour de 10 millions $ par année pour maintenir à flot les régimes de retraite des employés municipaux, un poids énorme, et composer avec le rajustement à la hausse des coûts d'approvisionnement en énergie auprès d'Hydro-Québec.

Parallèlement, les dépenses pour le transport en commun, la réfection des infrastructures et les projets de développement comme la construction du boulevard René-Lévesque et le futur quartier des affaires Well inc. sont jusqu'à un certain point incontournables.

Cela dit, une évidence s'impose : les faibles hausses de salaire pour la plupart des travailleurs ces dernières années ont été nettement en deçà des augmentations répétées des taxes municipales, scolaires, des tarifs d'électricité et du coût des aliments.

Avec le résultat que de plus en plus de ménages vivent avec un budget serré et doivent parfois même s'endetter pour payer les dépenses courantes.

Les élus en tiennent-ils vraiment compte ?

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