Quand la maltraitance des aînés est un abus de pouvoir

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La Tribune

La maltraitance des personnes âgées n'est pas nouvelle et, surtout, ne relève pas seulement des lois ou des plans d'action du gouvernement. Elle relève aussi de l'attitude des intervenants dans le domaine juridique et de la santé publique.

Dans le passé, je me suis déjà adressé au Curateur public du Québec : manifestement, malgré de nombreux documents en main, la curatelle s'est désistée sans explications. Pourtant, 24 heures auparavant, elle m'avait informé qu'il était pertinent qu'elle intervienne dans le dossier que je lui avais soumis.

Pendant ce temps, les événements se précipitaient : à la demande de personnes concernées par l'héritage, une infirmière procédait (...) à une évaluation de leurs capacités intellectuelles et physiques; durant l'attente de la déclaration d'inaptitude de l'un des parents, un proche faisait signer à ce parent une procuration générale pour l'administration de ses biens financiers; il saisissait également son permis et sa voiture pour la mettre en vente. Le parent en question subissait l'isolement, un traitement médical plus ou moins adéquat et était privé de contacts avec des personnes signifiantes pour lui. Le comble de l'histoire : le jour de sa déclaration d'inaptitude par un médecin, on amenait le parent inapte chez un notaire dûment accrédité pour lui faire signer une déclaration de vente de sa propriété à un membre de la famille.

Malgré les lois et les bonnes intentions des organismes, les autorités ont sanctionné des comportements inappropriés; plus encore, elles ont participé directement à l'exploitation d'une personne âgée. Tout plan d'action sera inutile s'il n'est pas appliqué concrètement par les principaux intervenants.

Lorsque l'aspect financier intervient dans le processus, c'est notre système de valeur personnel qui oriente nos décisions. Chaque notaire, chaque procureur, chaque directeur d'établissement peut perdre alors le sens du devoir et des priorités.

Pierre Brousseau, Sherbrooke

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