Il ne faut pas oublier Cuba

Il est de bon ton, avec raison, de tomber à bras raccourcis sur l'élection aux... (Archives, Le Soleil)

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La Tribune

Il est de bon ton, avec raison, de tomber à bras raccourcis sur l'élection aux États-Unis d'un personnage imbuvable, mais cela ne doit pas aveugler les médias sur ce qui se passe ailleurs dans le monde.

Comment se fait-il qu'à la suite de la visite du premier ministre canadien à Cuba, personne ne dénonce le totalitarisme qui y perdure depuis 56 ans? Pierre-Élliott Trudeau avait établi des contacts étroits avec ce régime il y a environ 40 ans et son fils, Justin, qui réitère cette promiscuité aujourd'hui, ne verrait aucun signe tangible d'évolution et de progrès durant toutes ces années. La démocratie peut parfois engendrer des effets pervers à l'américaine, la dictature les engendre tous les jours. (...) Un article du magazine français Le Nouvel Observateur a qualifié Mao du plus grand assassin de l'histoire, dont les lubies ont coûté la vie à plus de 60 millions de personnes.

Les frères Castro, Fidel et Raúl, ne sont pas des bouchers comme le Chinois, mais on peut mettre en parallèle la grande prétention de ces faux leaders qui croient connaître les besoins de leur population mieux qu'elle-même. Comment ces deux hommes peuvent-ils prétendre sur une si longue période de temps être la solution aux aspirations de 11 millions de personnes? Il n'y a qu'un mot pour décrire cette réalité et c'est la vanité.

Dans les années 60, 70, ce qu'ont fait les Castro et leurs subordonnés pouvait être une réponse adéquate aux agressions dont étaient victimes plusieurs nations. Mais depuis les années 80, beaucoup de choses ont changé dans le monde sans que cela ait pu se répandre sur cette île parce que la diffusion de l'information y est sévèrement contrôlée. (...)

L'accès à l'information est de plus en plus répandu grâce à Internet et aux téléphones intelligents. D'ici 2020, 70% de tous les humains auront leur téléphone intelligent. Ce qui signifie que tout le monde aura le même accès à une information universelle, sauf peut-être à Cuba, où on fait tout pour que les Cubains n'aient pas un accès minimal aux réseaux sociaux. Le pouvoir appartient à ceux qui contrôlent l'information. On peut en référer à un autre leader du même acabit, Kim Jong-Un, en Corée du Nord, un autre grand prétentieux.

J'espère (...) que le jour où on entamera la « défidelisation » comme on a fait la déstalinisation, on ne découvrira pas qu'en plus d'être des grands prétentieux, les Castro étaient de grands voleurs qui détournaient la richesse nationale à leur seul profit.

Yves Lebel, 

Magog

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