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Denis Dufresne
La Tribune

(Sherbrooke) ÉDITORIAL / Cette fois-ci sera-t-elle la bonne pour le centre femme-jeunesse-famille du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie-CHUS?

Après avoir affirmé et répété en juillet 2015 que son gouvernement s'engageait à réaliser ce projet, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a réitéré lundi à Sherbrooke que cet investissement de 198 millions $, incluant le réaménagement de l'urgence et un stationnement intérieur, sera une réalité avec la confection des plans et devis et les appels d'offres en 2017 en vue d'une mise en chantier en 2018.

Évoqué depuis 2002, modifié en cours de route, confirmé par l'ex-ministre de la Santé Réjean Hébert, durant le bref gouvernement péquiste de Pauline Marois, puis mis pratiquement en suspens, ce grand projet a suscité beaucoup d'attentes et d'espoirs déçus au fil des ans.

En fait, le dossier paraissait être ficelé au début de 2013, en vue d'une inauguration en 2017, avant d'être retiré du plan des infrastructures prioritaires par le nouveau gouvernement Couillard en raison d'un trop grand nombre d'engagements de l'État par rapport à ses maigres moyens.

M. Hébert y avait vu une décision politique.

Et, lundi, bien que le ministre Barrette eut répété deux fois plutôt qu'une que la construction du centre femme-jeunesse-famille est « incontournable », un certain scepticisme était palpable lors de la conférence de presse où il a pris la parole avec les députés Luc Fortin (Sherbrooke) et Guy Hardy (Saint-François).

Avec raison compte tenu des tergiversations qui ont caractérisé ce dossier et, sans doute, du fait que les libéraux provinciaux ont été au pouvoir de façon quasi ininterrompue depuis 2003, à l'exception d'un bref intermède péquiste, de septembre 2012 à avril 2014.

Le ministre Barrette a toutefois rappelé que cet investissement fait partie des cinq projets majeurs du Plan québécois des infrastructures et qu'il a fallu procéder par étapes.

Il juge aujourd'hui nécessaire le futur centre mère-enfant pour l'Estrie, le Centre-du-Québec et la Yamaska, en raison de la vétusté des installations actuelles et des besoins grandissants de la population.

Chose certaine, le milieu est mobilisé depuis plusieurs années : la Fondation du CHUS et Opération Enfant Soleil ont amassé 12 millions $ pour le centre femme-jeunesse-famille, tandis que le CHUS injecte 6  millions $ pour l'urgence et les stationnements.

Les nombreux changements apportés aux structures du système de santé québécois et à l'organisation du travail y sont également pour quelque chose dans le parcours laborieux de ce projet, de même que les mesures de rationalisation du gouvernement Couillard pour atteindre l'équilibre budgétaire.

Le ministre Barrette soutient que le temps des sacrifices est terminé et que le gouvernement a maintenant la marge de manoeuvre pour de tels projets.

« Ce projet-là, je vous l'ai dit en 2015, il est provisionné, il va se réaliser et je vais revenir vous dire la même chose en 2017 », a-t-il assuré.

Après tant d'années d'attente, on ne demande qu'à le croire.

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