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À regarder la situation actuelle au Québec, on a l'impression que les aînés n'existent pas. Dans son dernier livre, Jeannette Bertrand constate «qu'on ne sert plus à rien». En effet, qui nous demande notre avis? Qui nous demande des conseils? Et surtout, qui suit nos conseils? Dans notre pays, les vieux n'ont aucune crédibilité.

Lorsque les gouvernements (fédéral, provinciaux et municipaux) adoptent des lois ou des règlements, les aînés sont souvent oubliés. En ce qui me regarde, les médias les ignorent totalement. On parle d'eux à l'occasion de la Journée mondiale des aînés décrétée par l'ONU, le 1er octobre de chaque année, ou bien lors de catastrophes, comme celle de la Résidence du Havre, à L'Isle-Verte, en 2014. Pas besoin de s'intéresser à eux, ils sont là quand même.

Lors de l'Année internationale des aînés, décrétée par l'ONU en 1999, j'avais conclu une entente avec l'hebdomadaire La Nouvelle pour la publication chaque mois d'une page pour mettre en évidence un aîné ou une aînée. J'avais sélectionné 12 personnes en vue de raconter leur histoire. Il s'agissait de simples citoyens qui réalisaient des choses extraordinaires dans différents domaines. Ce fut un franc succès auprès des lecteurs du journal; cette activité pourrait être reprise en 2016.

Ensemble, cherchons des solutions pour améliorer la qualité de vie de ces personnes.

Bertrand Beaulieu, Sherbrooke

Une décision à courte vue

Dites-moi pourquoi vous avez décidé de priver des aînés hébergés en résidence privée de l'accès facile au vaccin antigrippal. Pourquoi multiplier les difficultés pour ces gens souvent seuls et sans moyen de transport ni escorte? De plus il s'agit de personnes fragilisées, voire une population très à risque. Nous savons tous que la propagation de la grippe dans une résidence d'aînés peut facilement devenir très problématique. Selon moi, votre décision à courte vue prive les aînés d'un service que l'État leur doit, vous mettez en danger leur intégrité et vous pavez la voie pour une ruée vers les salles d'urgence. Je m'interroge sur votre votre décision, elle n'est certes pas éthique ni humaniste. S'il vous plaît, revenez sur votre décision, les aînés méritent plus de respect et des soins préventifs de qualité.

Claire Royer, infirmière retraitée, Sherbrooke

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