Le viol de notre territoire : la loi 106

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Tribune

Le projet de loi 106 concernant la mise en oeuvre de la Politique énergétique 2030 et que nous rebaptisons la Loi des Pétrolières se prépare à légaliser le viol de notre territoire.

Quand les dards acérés des pétrolières pénètreront sans retenue les entrailles de nos terres, quand ils cracheront leurs poisons chimiques dans nos eaux profondes, quand ils fractureront toute l'ossature de nos sols, alors ils marqueront au fer rouge le coeur même de notre territoire. Et pire encore, ce n'est pas seulement notre corps qu'ils auront alors profané, mais c'est l'âme même du peuple qui sera ainsi sacrifiée.

C'est ce que nous avons clairement compris grâce à la présentation largement documentée du docteur en droit et en sociologie Richard E. Langelier, lors de la soirée d'information publique tenue à Racine le 3 novembre dernier. En effet, cette loi sans coeur, payée par et pour l'argent des salisseurs de pays, attaque les fondements mêmes de notre vie démocratique. Non seulement elle empêchera nos élus municipaux de protéger nos sources d'eau potable, non seulement bafouera-t-elle le pouvoir de bien gérer le territoire de nos MRC, mais elle poussera l'affront à pouvoir nous départir de nos propriétés privées pour leur bon vouloir de sonder le dessous de nos maisons.

Nos Indiens d'Amérique se sont fait exproprier de façon aussi sauvage. Honni soit le ministre Arcand qui participe à cette profanation de notre territoire et de nos droits démocratiques les plus élémentaires. Et comment nos députés-es peuvent-ils assister, voire participer, sans protester haut et fort contre cette atteinte majeure à notre démocratie?

Pourtant, tout citoyen un tant soit peu informé des conséquences de ces exploitations non conventionnelles du pétrole, par fracturation mécanique, par dissolution chimique ou par impulsion, n'est pas d'accord, crie NON à ces gestes infâmes. Déjà 68 % des Québécois (Sondage SUN) ont dit NON. Et quand c'est NON, c'est NON!

Ce lourd silence devant la profanation de notre eau, de notre territoire et de notre démocratie, cette culture des puissants lobbys aurait-il envahi notre Parlement?

Jean-Claude Thibault

Citoyen pas fier de nos

législateurs « pétrolisés »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer