Je me souviens des ingérences du fédéral

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La Tribune

Depuis 100 ans d'injustices (...), nous accumulons avec effarement les refus du gouvernement fédéral aux demandes du Québec.

La Cour suprême du Canada (...) est constituée de 9 juges, dont 6 anglophones et 3 Québécois. Comment croire qu'on est sur un pied d'égalité avec le reste du Canada? Ces 6 juges anglophones peuvent-ils vraiment comprendre nos besoins, nos aspirations et nos différences? Si oui, comment expliquer que lors des nombreuses demandes du Québec, le résultat est généralement un refus au compte de 6 contre 3?

Dès 1887, le Québec insiste pour un transfert des pouvoirs et une réforme du Sénat. Échec. En 1927, le Québec rediscute de la réforme du Sénat et de la procédure d'amendement de la Constitution. Échec. En 1956, la Commission Tremblay recommande un fédéralisme très décentralisé. Échec. En 1967, la commission Laurendeau-Dunton recommande des réformes fondamentales basées sur l'égalité des partenaires. Échec. Le 5 novembre 1981, les neuf provinces tournent le dos au Québec et concluent un accord constitutionnel avec Ottawa. Trahison. Rencontre du lac Meech: échec

Dès 1884, Ottawa commence à centraliser et à empiéter sur les domaines exclusifs des provinces.

1917 : le fédéral s'intègre dans l'impôt direct.

1927 : il met la main sur les pensions de vieillesse.

1932 : il s'empare du domaine culturel de la radio et plus tard de la télévision et se réserve le droit exclusif de les réglementer.

(...)1941 : l'assurance chômage, réservée aux provinces, passe sous la gouverne d'Ottawa.

1939-45 : durant la Deuxième Guerre mondiale, le fédéral emprunte des droits de taxations et jamais il ne les restituera aux provinces.

1945 : c'est au tour des allocations familiales.

1949 : le fédéral se donne le droit exclusif de modifier la constitution et se charge seul de nommer les juges de la Cour suprême (...).

1957 : l'assurance-santé.

1959 : la création de l'Office national de l'énergie.

1966 : l'éducation des adultes.

1971 : les affaires urbaines.

1980 : le rapatriement unilatéral de la Constitution.

1984 : l'ingérence sur la question des autochtones.

1984 : il brise la loi 101.

1999 : il distribue des bourses aux étudiants selon ses conditions.

Tous ces domaines relevaient des provinces selon la Constitution, mais Ottawa n'en a pas tenu compte. De plus, lorsqu'il s'ingère dans un domaine, il le fait à ses conditions sous prétexte que c'est lui qui paie, mais avec nos taxes!

Est-ce vraiment la bonne façon de traiter le Québec et de convaincre ses citoyens de rester dans le Canada?

Serge Gingras, Sherbrooke

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