L'itinérance, pas dans ma cour?

Ce vendredi 21 octobre, un peu partout au Québec, se déroule la Nuit des... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
La Tribune

Ce vendredi 21 octobre, un peu partout au Québec, se déroule la Nuit des sans-abri. À Sherbrooke, cet événement fêtera ses 15 ans ! À Sherbrooke, « ville étudiante » ou même « ville touristique », la pauvreté est présente et l'itinérance existe. Dans votre propre ville, il existe des hommes et des femmes qui dorment dans la rue ou dans des endroits non sécuritaires. La Nuit des sans-abri est un événement pour sensibiliser la population à ce phénomène qui existe chez eux.

Il y a des personnes qui ne réussissent pas à maintenir un logement ou à avoir accès à un logement salubre et sécuritaire. Ces personnes changeront souvent d'appartement, dormiront sur le divan d'un ami, dans des édifices désaffectés, dans la rue... Le visage de l'itinérance est diversifié, on retrouve de plus en plus de femmes, de personnes âgées, de jeunes... L'itinérance se vit de différentes façons. Traditionnellement, nous associons l'itinérance à l'image du « clochard » qui dort dans la rue, cette réalité existe encore, mais d'autres situations ne correspondent pas à cette image. Dormir dans sa voiture, faire du camping, vivre de la violence pour avoir un toit, tous ces exemples sont de l'itinérance cachée. Ces personnes deviennent invisibles pour la société. L'itinérance est l'expression de l'inégalité sociale qui existe dans notre société. Plusieurs de ces personnes mangent à la Chaudronnée, dorment à l'accueil Poirier et sont accompagnées par les travailleurs de rue. Plusieurs autres organismes travaillent à l'amélioration des conditions de vie de ces personnes (voir la Table itinérance Sherbrooke). À Sherbrooke, plus de 1000 personnes ont fréquenté ces organismes en 2016. L'absence de « chez-soi », fait en sorte que ces personnes sont en rupture sociale, vivent de l'isolement et de l'exclusion sociale. Nous sommes en 2016, il est temps d'arrêter d'ignorer ces personnes, de s'intéresser à elles et d'être solidaire.

Je vous invite à participer à la Nuit des sans-abri, au Marché de la gare, vendredi à compter de 18 h, pour vous informer, pour vous amuser et surtout pour écouter ce qu'elles ont à dire. Vous pouvez aussi faire un don de vêtements chauds ou de bas, car l'hiver arrive rapidement !

Marie-Michèle Whitlock, travailleuse de rue à Sherbrooke

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer