Porteurs d'eau dans leur propre pays

Cinquante-trois (53) pour cent des Québécois sont, à divers niveaux, des... (Archives, La Presse)

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Cinquante-trois (53) pour cent des Québécois sont, à divers niveaux, des analphabètes fonctionnels ayant de la difficulté à comprendre « un texte de complexité moyenne »! Notre système d'éducation prend l'eau depuis des années, mais nous continuons à nous aveugler en croyant que nous sommes à la fine pointe du progressisme et que le monde entier nous admire.

Mais que voit-on à pleine page dans la section « Culture » de nos quotidiens? Des tas de publicités pour les spectacles de notre flopée d'humoristes dont la culture ne dépasse pas les trois premières lettres du mot culture! S'y ajoute maintenant l'admiration dithyrambique pour des gamins de 9, 10 et 11 ans qui participent à La Voix junior et pensent devenir, en quelques jours et sans effort, des Céline Dion!

Ils feraient mieux d'apprendre la grammaire, la géographie et les tables de multiplication! Ça leur éviterait de devenir des « porteurs d'eau » dans leur propre pays tandis que les enfants d'immigrants étudient fort, eux, et veulent devenir médecins, chimistes ou pianistes de concert.

François McCauley, Sherbrooke

Une question aux contribuables

Sait-on que, chaque jour, les contribuables québécois envoient plus de 130 millions $ à Ottawa en impôts et taxes? Cela fait 48 milliards $ par année!

Devant les besoins grandissants du Québec dans les domaines de la santé et de l'éducation, les contribuables ne devraient-ils pas se poser sérieusement la question de savoir comment sont dépensées ces sommes très importantes et s'il ne serait pas plus efficace que l'État du Québec gère lui-même tous les impôts et taxes des contribuables québécois selon leurs intérêts collectifs propres?

Cela éviterait les dédoublements coûteux et l'incohérence des politiques fédérales et québécoises dans de nombreux domaines où les intérêts divergent profondément.

La question nationale du Québec contient en particulier et de façon essentielle cette question de la gestion de tous les impôts et taxes prélevés au Québec. Le gouvernement pourrait alors faire de la vraie politique qui est, selon le cardinal de Richelieu, de « rendre possible ce qui est nécessaire ». Ce serait là faire les choses vraiment autrement qu'en imposant l'austérité systémique d'un régime quasi colonial qui ne peut compter que sur la moitié de ses ressources fiscales.

Bernard Courteau, Sherbrooke

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