Le Québec n'est plus celui des années 70

En réponse à l'éditorial de Gilbert Lavoie de samedi dernier (« Où sont les... (La Presse, Olivier Jean)

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La Presse, Olivier Jean

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En réponse à l'éditorial de Gilbert Lavoie de samedi dernier (« Où sont les héritiers de René Lévesque ? »), je veux apporter quelques nuances. M. Lavoie, vous dites que le Parti québécois (PQ) n'est plus le parti de René Lévesque, mais il vous faut admettre que le Québec d'aujourd'hui n'est plus le Québec de René Lévesque des années 70. Une époque qui n'a pas eu à affronter le déferlement des immigrants au Québec, les accommodements innombrables/raisonnables, la présence concrète et imminente du terrorisme, une laïcité menacée et une nation québécoise de plus en plus effacée. En d'autres mots, comme l'affirmait l'un des candidats à la direction du PQ, Jean-François Lisée, maintenant la conjoncture, l'actualité locale et internationale s'invite sans compromis dans le débat. Pour ce qui est de l'intégrité et de l'éthique, je suis parfaitement d'accord avec vous et votre idée d'engagements béton pour les partis concernés.

En ce qui concerne les candidatures à la direction du Parti québécois, M. Lisée est à mon point de vue une bonne nouvelle pour les souverainistes et la population québécoise en général. Il a toujours et en toutes circonstances les deux pieds sur terre et sa facilité à vulgariser en font un intellectuel original avec des solutions concrètes, une denrée qui se fait de plus en plus discrète au PQ. Sa façon d'aborder franchement nos problèmes, son approche et ses solutions alimentent un débat sain et non pas de la chicane au sein des troupes péquistes, en particulier dans la course à la chefferie, en obligeant les autres candidats à préciser leur pensée ou à se compromettre comme dans le cas des accommodements raisonnables, de l'éducation, de l'environnement et de la laïcité, ce monstre créé par Pauline Marois, selon vos paroles. Contrairement à ce que vous pensez, s'il y a un candidat qui peut se « désencarcaner » c'est bien Lisée.

Enfin, vous considérez que le Parti québécois est devenu un parti de pouvoir, mais n'est-ce pas l'objectif de tout parti politique de prendre le pouvoir ? Et, dans le cas du PQ, le calendrier et la mécanique référendaires que vous dénoncez en font partie. Je suis d'avis que le Parti québécois va sortir grandi cette fois-ci du présent débat (...) grâce à la présence d'un Jean-François Lisée bien préparé.

Marc Boulianne,

député à l'Assemblée nationale du Québec (1998-2003)

Député à la Chambre des communes (2004-2006)

Sherbrooke

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