Zéro Vision Sherbrooke

L'an dernier au Québec, près de 2000 piétons et cyclistes ont été transportés à... (Archives, La Tribune)

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L'an dernier au Québec, près de 2000 piétons et cyclistes ont été transportés à l'hôpital à la suite d'une collision avec une voiture ou un camion et plus de 60 sont morts. Le partage de la route dont on parle sur toutes les tribunes présente encore de nombreux dangers pour les usagers les plus vulnérables.

Pourtant, à Sherbrooke, l'automobile demeure la vache sacrée et la décongestion de la circulation, une priorité absolue. On y engloutit des dizaines de millions de dollars de sorte qu'il reste bien peu de budgets pour le développement d'un réseau cyclable utilitaire, fonctionnel et sécuritaire, une des solutions durables à la congestion automobile.

Pour prévenir les décès et les blessures sur les routes, plusieurs villes européennes, américaines et canadiennes mettent de l'avant une nouvelle approche en matière d'urbanisme:«Vision Zéro». Cette approche peut être résumée en une phrase: «Aucune perte de vie n'est acceptable». L'approche Vision Zéro est basée sur deux grandes prémisses: premièrement, l'être humain peut faire des erreurs; deuxièmement, le réseau routier, en plus de permettre les déplacements, doit être conçu pour nous protéger à chaque tournant. (...).

En prenant connaissance de l'approche «Vision Zéro» et des solutions mises en place dans les villes qui y adhèrent, nous constatons à quel point Sherbrooke fait figure de dinosaure dans la prévention des accidents, des blessures graves et mortelles qui en découlent. En décembre dernier, les élus sherbrookois ont rejeté massivement une proposition visant à abaisser la limite de vitesse à 40 km/h dans nos rues, et les rendre ainsi plus sécuritaires. Présentement rouler à plus de 60 km/h est souvent toléré à Sherbrooke.

Attention cyclistes, le marquage des corridors cyclables n'offre aucune protection contre ces tonnes de ferraille qui vous frôlent à toute allure ou contre un emportiérage intempestif. La crainte qu'inspirent les rues amène donc bon nombre de cyclistes à partager les trottoirs étroits avec les piétons et autres exclus de la rue, et ce, sous l'oeil tolérant des policiers.

Si la tendance se maintient, la situation actuelle ne fera qu'empirer à Sherbrooke à moins que ce conseil municipal passe de Zéro Vision à quelque chose qui s'inspire de Vision Zéro.

René Allard, Normand M. Bengle, Silvie Bernier, Gilles Daigle, 

Jacinthe Harbec et Louise Masson, Sherbrooke

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