Un parc immobilier locatif à rénover

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Selon un rapport de la Faculté de médecine et des sciences de l'Université de Sherbrooke et de la Direction de la santé publique de l'Estrie (...) 36 % des étudiants de cette université vivraient dans des logements ayant des problèmes d'humidité ou de moisissures (...). La CORPIQ souhaite soumettre quelques réflexions.

Il existe deux causes principales au problème des moisissures et de l'humidité excessive dans les logements. L'une est l'usage qu'en fait l'occupant, l'autre est l'état du bâtiment et ses caractéristiques. Les propriétaires d'immeubles locatifs le constatent, la qualité de l'air d'un logement dépend directement du mode de vie de ses occupants (...). Malgré l'importance de maintenir une certaine température pour garder le logement sec et chaud, des locataires abaissent le thermostat dans le but d'économiser sur le chauffage. (...) De nombreux locataires ne possèdent ni laveuse ni sécheuse et trouvent plus pratique et moins cher de laver leurs vêtements à la main et de les suspendre pour les sécher.

Par ailleurs, la colocation et les familles entraînent inévitablement une plus grande production d'humidité dans un logement. (...).

L'état de l'immeuble explique une autre partie des cas d'humidité et de moisissures observés. Le parc immobilier locatif du Québec est vieillissant et Sherbrooke n'y fait pas exception. (...).

Avec un loyer moyen de 728 $ par mois pour un 4 et demi au Québec et 608 $ à Sherbrooke, nos logements font figure d'aubaine sur le marché canadien. L'envers de la médaille est que la consommation énergétique y est élevée, que la qualité de l'air est souvent déficiente et que, parfois, les caractéristiques des logements ne correspondent plus aux besoins des ménages d'aujourd'hui.

Le parc immobilier du Québec doit être rénové. Malheureusement, le gouvernement du Québec a tellement abaissé les pourcentages d'ajustement de loyer pour un propriétaire qui effectue des travaux majeurs qu'il lui faut maintenant patienter 40 ans pour recouvrer le coût d'une telle dépense. (...).

Il n'y a donc plus aucun incitatif à investir pour préserver ces logements. (...)

Faute de pouvoir les rénover en profondeur à des fins de location, des logements continueront de disparaître graduellement du marché pour être rénovés et revendus (...). Bien sûr, de nouveaux immeubles locatifs répondant aux besoins actuels pourront apparaître, mais leurs loyers devront avoisiner plus de 1000 $ pour en justifier la construction. Ce loyer sera hors de portée pour plusieurs locataires, dont des étudiants.

Hans Brouillette, directeur des affaires publiques

Corporation des propriétaires immobiliers du Québec

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