Une vocation appelée à se transformer?

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(Sherbrooke) ÉDITORIAL / L'intérêt manifesté depuis quelques mois par des investisseurs pour le Club de golf Venise témoigne bien sûr de l'attrait qu'exerce cet endroit en raison notamment d'une vue spectaculaire sur le lac Magog et de sa proximité avec le centre-ville de Magog, mais également de son potentiel pour d'autres vocations.

Le projet « Héritage » du promoteur André Laplante, qui souhaite aménager 490 emplacements de camping haut de gamme pour véhicules récréatifs sur environ la moitié du terrain de golf Venise, qui conserverait un parcours de neuf trous (le parcours Deauville serait préservé), en est un bel exemple.

L'ampleur du projet de 20 millions $ inquiète toutefois les citoyens et l'Association pour la préservation du lac Magog.

Et peut-être avec raison, compte tenu de ses impacts potentiels sur la qualité de l'eau du lac Magog, bien que les promoteurs prévoient un système de traitement des eaux usées, sur le nombre d'embarcations de plaisance et sur le volume de circulation sur l'étroit chemin de Venise.

Les citoyens ont d'ailleurs signé lundi soir le registre pour réclamer la tenue d'un référendum sur le changement de zonage que nécessiterait le projet.

Le conseil municipal décidera lundi prochain s'il tiendra un référendum ou invitera plutôt le promoteur à retravailler son projet.

Ce dernier a toutefois indiqué à La Tribune qu'il n'entend pas renoncer à son projet, mais qu'il est prêt à négocier pourvu que ce dernier reste viable.

La beauté de l'emplacement du Club de golf Venise et le fait que les propriétaires veuillent le vendre permettent de penser que tôt ou tard la vocation des lieux pourrait être appelée à se transformer en tout ou en partie, d'autant plus que les propriétaires affirment avoir d'autres offres sur la table.

Autre élément qui pourrait influencer un acquéreur éventuel : la désaffection des jeunes de 18 à 34 ans pour le golf qui s'observe depuis quelques années en Amérique du Nord, un phénomène rapporté par plusieurs analystes de ce sport, bien qu'il soit encore très populaire chez les 40 ans et plus.

En outre, plusieurs terrains de golf ont cessé leurs activités ou été vendus en tout ou en partie pour des projets immobiliers ces dernières années au Québec, notamment à Brossard, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Saint-Bruno-de-Montarville.

Rien ne dit que les activités du Club de golf Venise cesseront totalement un jour et il faut souhaiter que les golfeurs puissent y jouer pendant encore des années, mais, visiblement, les temps changent et les vocations se transforment.

Une initiative courageuse

Il faut saluer la mise sur pied de la Corporation du couvent Mont Saint-Patrice, à Richmond, qui lancera l'an prochain une campagne de financement en vue d'amasser 1,5 million $ dans la collectivité, de même qu'auprès des instances publiques et de fondations pour sauvegarder cet immeuble patrimonial érigé en 1884.

L'ancien couvent, aujourd'hui occupé par le Centre d'art de Richmond, le Centre d'action bénévole, le Club de l'âge d'or et la Popote, a besoin de travaux de réfection et de mise aux normes, tout comme de nombreux autres anciens immeubles religieux qui ont été acquis par des municipalités ou des organismes afin de leur donner une seconde vie.

Malheureusement, les fonds pour sauvegarder le patrimoine religieux, notamment ceux du Conseil du patrimoine religieux du Québec, ne peuvent répondre à tous les besoins et ce ne sont pas tous les immeubles qui sont admissibles.

La Corporation du couvent Mont Saint-Patrice offre donc un bel exemple de prise en charge par le milieu et il faut lui souhaiter beaucoup de succès.

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