Changements climatiques : rien n'est trop radical

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Le gouvernement fédéral consulte les Canadiens, d'ici le 31 août, sur leurs idées face aux changements climatiques (...). À Paris, en décembre 2015, tous les pays se sont entendus pour limiter l'augmentation de la température à moins de 2 degrés Celsius d'ici 2100. Et grâce aux pressions des petits pays insulaires appuyés par la ministre canadienne de l'Environnement Catherine McKenna, l'objectif poursuivi a même été ramené de 2 à 1,5 degré !

De l'avis de tous les scientifiques, la situation est urgente et les conséquences d'un échec seront catastrophiques (fonte des glaciers, élévation du niveau de la mer, îles et rivages côtiers engloutis, migrations internationales massives, etc.). Même si tous les pays du monde travaillaient dès maintenant à réduire sérieusement leurs émissions de gaz à effet de serre ou GES (ce qu'à peu près aucun pays n'a fait jusqu'ici, y compris le Canada), l'objectif fixé serait difficile à atteindre. Alors imaginez si plusieurs pays se traînent les pieds !

Pour tous les pays, et encore plus pour les pays producteurs d'énergies fossiles comme le Canada, le dilemme est cornélien : on ne peut supprimer l'utilisation de ces énergies du jour au lendemain et le poids économique de ces industries est considérable (emplois, revenus fiscaux, etc.). Pourtant, nous n'avons tout simplement plus le temps d'attendre. Le Canada doit agir, agir vite, et agir courageusement. Il doit mettre fin à toutes les subventions aux industries de « l'Ancien Monde » pour consacrer toutes ses subventions aux industries des « nouvelles énergies » compatibles avec une survie de l'humanité. (...)

C'est dès maintenant que le gouvernement canadien doit prendre une décision politique courageuse et faire preuve d'un leadership clair : mettre fin à tout programme gouvernemental qui prolonge l'utilisation des énergies fossiles (à tous les niveaux : transport, chauffage, entreprises, etc.) pour consacrer entièrement l'aide financière ou l'appui gouvernemental uniquement à des entreprises ou des projets qui vont assurer la transition vers des énergies propres.

De même, le gouvernement doit cesser d'envoyer des messages contradictoires : signer l'Accord de Paris et envisager l'approbation de projets de pipelines. On ne peut pas à la fois vouloir réduire les GES et approuver un oléoduc qui va permettre, pendant des décennies, d'augmenter la production de pétrole des sables bitumineux. (...).

Dominique Boisvert, Scotstown

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