Faire les bons choix dans les secteurs résidentiels

Un jour, il y a fort longtemps, on a décidé que la vitesse urbaine devait être... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Spectre Média, Jessica Garneau

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Un jour, il y a fort longtemps, on a décidé que la vitesse urbaine devait être de 50 km/h. Depuis, ce temps les choses ont évolué. Il y a des secteurs pour lesquels cette vitesse a été réduite à 30 km/h. Dans d'autres, la vitesse maximale est demeurée à 50 km/h, mais des « dos d'âne » ont été installés afin d'obliger les automobilistes à ralentir. Ainsi, avec le temps, on s'est rendu compte que la vitesse maximale de 50 km/h était encore trop élevée dans certaines rues et réduisait la sécurité du piéton.

Le dernier cas de la rue Providence (La Tribune du 3 août) est surprenant. Les résidents estiment que la vitesse est trop élevée et qu'elle devrait être réduite comme c'est le cas dans d'autres secteurs. Le refus de la Ville repose sur une étude scientifique de vitesse qui démontre que 85 % des automobilistes roulent dans cette rue à moins de 50 km/h (entre 46 et 48 km/h). Cependant, l'étude ne dit pas si les 15 % restants roulent entre 49 et 65 km/h ou à moins de 30 km/h. Ça peut paraître un détail, mais il suffit d'un véhicule sur 1000 (soit 0,1 %) qui roule à 64 km/h dans une rue résidentielle pour ne pas avoir le temps de freiner et créer un accident mortel.

Alors franchement, je ne comprends pas le poids de cet argument scientifique au détriment du sentiment d'insécurité que vivent les citoyens de ce quartier. C'est quoi le problème ? Quel est le problème de la Ville de ne pas vouloir obliger les automobilistes à rouler lentement (maximum à 30 km/h) dans toutes les zones résidentielles notamment sans trottoir ? Pourquoi toutes les zones résidentielles de la ville ne sont pas limitées à 30 km/h ? Je ne parle pas ici des grands axes comme King, Portland, Galt, 12e et 13e, etc., mais seulement des zones résidentielles dans lesquelles il y a des personnes de tout âge qui se promènent à proximité de leur résidence, dans des rues le plus souvent sans trottoir, afin de vivre une vie paisible de quartier.

Quelle est la logique scientifique de refuser de réduire la vitesse maximale du trafic en zone résidentielle (de 50 à 30 km/h) tout en le bloquant sur les grands axes avec de plus en plus de lumières (ben oui, vous savez, toutes ces lumières non synchronisées qui arrêtent la circulation à toute heure du jour et de la nuit alors qu'il n'y a pas de véhicule qui traverse) plutôt que d'utiliser des giratoires permettant de fluidifier le trafic ? Sans oublier que le plan de développement de l'arrondissement de Fleurimont 2015-2017 mentionne que « Notre vision est donc celle d'un (...) citoyen résidant qui souhaite être bien logé dans un quartier offrant une vie intéressante, sécuritaire et bien desservi au niveau du transport actif ». Qu'à ce titre, il faut donc : « Se préoccuper des conditions d'habitation, de la sécurité, du transport et de la vie de quartier en général ».

Alors, en toute logique scientifique, pour la sécurité des piétons, la fluidité du trafic, le stress des automobilistes et l'environnement, est-ce qu'il vaut mieux des véhicules qui roulent lentement sans devoir s'arrêter à chaque coin de rue ou qui roulent plus vite en étant obligé de s'arrêter à tous les coins de rue ?

Jerry Espada, Arrondissement de Fleurimont

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