Des guenilles à la place du drapeau

Le mot est peut-être fort, mais cela traduit bien mon indignation devant ce... (Spectre Média, René Marquis)

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Spectre Média, René Marquis

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Le mot est peut-être fort, mais cela traduit bien mon indignation devant ce manque de fierté vis-à-vis le drapeau du Québec flottant au mat de l'école des métiers située sur la rue du 24-Juin à Sherbrooke.

Il y a un mois, voyant ce drapeau en lambeaux, j'ai rencontré la direction du centre d'apprentissage 24-juin pour voir s'il serait pertinent de changer leur drapeau ou de tout simplement l'enlever. Depuis, rien n'a été fait. Sur quelque 100 personnes qui vont et viennent chaque jour, comment se fait-il que personne n'a réagi?

C'est une institution d'éducation, quelle valeur patriotique transmet-on aux futurs citoyens du pays? Cette école devrait donner l'exemple.

Même constat pour un restaurant de la rue King Est, le McDonald's. Je ne fais pas une chasse aux sorcières, mais c'est simplement une question de fierté. J'ai voyagé au Canada et aux États-Unis, je n'ai jamais vu une telle négligence pour ce symbole.

Yvon Bergeron, Sherbrooke

Un rappel du danger

Comme professionnel de la santé, je me permets de réagir à cette désolante histoire d'allergie dans un restaurant de Sherbrooke relatée par la journaliste Catherine Montambeault dans La Tribune.

Le but de l'épinéphrine auto-injectable (EpiPen et les autres) est de contrôler temporairement la réaction allergique pour se donner une chance, le temps d'une prise en charge médicale. Cette chance est meilleure plus on réagit vite et qu'on administre l'épinéphrine le plus tôt possible dès le contact avec l'allergène.

Lorsqu'une personne nouvellement diagnostiquée allergique vient à la pharmacie, j'aime que l'enseignement soit fait à toute la famille, même les enfants, sur ce qu'on doit faire en cas de crise. Réagir à temps et correctement est encore l'un des meilleurs moyens d'augmenter nos chances de sauver la personne. À commencer par s'assurer que l'épinéphrine est à portée de main lorsqu'on en a besoin, que ce n'est pas expiré et que l'entourage sait comment s'en servir.

Je laisse les autorités compétentes traiter les allégations de négligence évoquées.

Mais convenons qu'un accident est si vite arrivé malgré toutes les précautions du monde, et que la prudence lorsqu'on se connaît une allergie alimentaire grave commande d'avoir TOUJOURS son EpiPen sur soi (et non périmé) dans un lieu aussi risqué qu'un restaurant. Pas dans la voiture, c'est déjà trop loin de soi si on n'est pas dedans.

Georges-E. Bourgault, pharmacien, Québec

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