Sherbrooke sécuritaire

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Pierre-Yvon Bégin

Collaborateur aux pages Opinions de La Tribune.

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ÉDITORIAL / Sherbrooke peut se targuer d'être l'une des villes les plus sécuritaires au pays. Pour l'année 2015, Statistique Canada confirme que le taux de criminalité est en baisse de 3 %, voire 6 % pour les crimes les plus graves. Même s'il faut toujours prendre les chiffres avec circonspection, ce résultat confirme du moins que le travail de prévention rapporte des dividendes. Ce succès doit être attribué aux efforts combinés de tous les intervenants en sécurité et à la vigilance des citoyens.

Sherbrooke se distingue notamment par la diminution spectaculaire de 41 % du nombre de vols de voiture l'an dernier, 86 % même pour les dix dernières années. Par contre, le nombre de vols à l'intérieur des véhicules affiche une légère hausse, l'équivalent d'un statu quo. Force est de constater que les différentes campagnes de prévention se traduisent par des gains significatifs. Il n'est jamais agréable de recevoir une contravention pour avoir laissé ses portières déverrouillées. Toutefois, la diminution des vols confirme l'efficacité de ce genre d'intervention. Au final, tous les propriétaires de véhicules y gagnent, leurs primes d'assurances étant établies en fonction des risques.

La baisse de la criminalité atteste aussi l'utilité des différentes initiatives pour se rapprocher des citoyens. Dans l'ombre, les travailleurs de rue réalisent un formidable effort de prévention en demeurant en contact avec les jeunes. Les maisons de jeunes et les intervenants en milieu scolaire effectuent aussi un solide boulot qui permet assurément de désamorcer les crises potentiellement dangereuses. Il faut aussi mentionner le travail des membres du Service de police de Sherbrooke et de son volet communautaire.

Assurer la sécurité dans une ville de taille modeste comme Sherbrooke constitue sans doute une tâche plus facile à accomplir que dans une métropole comme Montréal. Cependant, la contribution des citoyens demeure essentielle. Sans les yeux et les oreilles du public, les policiers sont limités dans leurs actions. Nous avons déjà cité l'exemple de l'arrestation du colonel Russell Williams, ex-commandant de la base militaire de Trenton en Ontario. Personnage au-dessus de tout soupçon, celui-ci a commis plusieurs crimes à l'endroit de femmes. Sans la vigilance de citoyens, il n'aurait probablement jamais été épinglé.

Pendant qu'elle diminuait à Sherbrooke, la criminalité a effectué un bond appréciable au Canada. L'an dernier, il y a eu 604 meurtres au pays, l'indice pour mesurer la gravité des crimes affiche une augmentation de 5 %. Les crimes les plus violents, notamment les tentatives de meurtre et les crimes liés à l'usage d'une arme à feu, connaissent une hausse de 22 %. Au Québec, la tendance est inverse avec une baisse de 3 % des crimes violents, même s'il y a eu sept homicides de plus.

Ces chiffres donnent raison aux partisans des mesures de réhabilitation et de la justice réparatrice prévalant au Québec. En contrepartie, les oiseaux de malheur et promoteurs d'une justice vengeresse sont mûrs pour un bon examen de conscience. En dix ans de règne sous le gouvernement de Stephen Harper, les resserrements successifs de la justice criminelle et l'alourdissement des peines n'ont pas réussi à diminuer la criminalité. Au contraire, ils ont été accompagnés par une hausse prononcée, ce que les spécialistes avaient d'ailleurs prévu.

Succès

La Fête du lac des Nations a connu une autre belle prestation. La qualité des spectacles et des feux d'artifice a une fois de plus semblé ravir les visiteurs. Les Éric Lapointe et Véronique Dicaire auront sans doute connu le plus fort engouement.

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