À l'insu de la population

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Point de vue
La Tribune

La mairesse d'Austin, Lisette Maillé, déclarait récemment à propos d'un nouveau règlement et d'un nouveau plan d'urbanisme de la municipalité : « Il s'agit d'une refonte majeure étudiée attentivement depuis plus d'un an. Chaque élément a été pesé, analysé, selon nos objectifs de développement. Il y aura encore plus de cohésion et cela nous permettra d'éviter de répéter des erreurs du passé ».

On sait maintenant que cette « refonte majeure étudiée attentivement depuis plus d'un an » permettra aux promoteurs de construire à Austin des ensembles de maisons groupées, avec des parties communes en annexe, sur des lots aussi petits que 3000 mètres carrés. C'était précisément ce que faisaient les promoteurs dans des développements à Austin dans les années 60 et 70, où l'on pouvait retrouver sur une rue plusieurs maisons, face à face, loties sur moins d'une acre de terrain.

Dans les années 90 et au début des années 2000, sous la gouverne de l'ex-maire Roger Nicolet, les développeurs avaient été forcés d'allouer une superficie individuelle d'au moins deux acres par maison, soit 8093 mètres carrés. On retrouvait peu à peu notre campagne, même sur la rue! Il n'était plus nécessaire de construire des haies pour s'isoler des voisins. L'empreinte écologique était réduite au minimum pour la raison bien simple qu'on ne voyait plus la maison!

Je veux bien que le conseil municipal d'Austin ait « étudié depuis plus d'un an » ce nouveau plan d'urbanisme et ce nouveau règlement pour les PAE (Plan d'aménagement d'ensemble) qui permettront désormais de construire des maisons sur des mini-lots de 3000 mètres carrés.

Le problème c'est que cela s'est fait à l'insu de la population. Jamais il n'a été question au cours des assemblées de consultation il y a quelques années de superficies minimales « constructibles » aussi petites de 3000 mètres carrés.

Il y a à peine un mois, lors de l'assemblée publique d'information du 11 juin à l'hôtel de ville, ni la mairesse ni l'urbaniste n'ont soufflé mot de ces nouveaux développements avec des superficies minimales de 3000 mètres carrés. Ce n'est qu'à la fin de l'assemblée, que j'ai fait, par mes questions, sortir le chat du sac. 

Mme Maillé, n'est-ce pas assez gros pour en parler? Est-ce ce type de développement qu'on veut en Estrie, car il est bien évident que d'autres municipalités seront tentées de faire de même pour réduire leurs coûts et ceux des promoteurs?

Michel Morin

Austin

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