Le professionnalisme n'est pas une question de mode

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La Tribune

Nous sommes revenus d'Europe, au début de mars dernier, où mon épouse et moi avons eu l'occasion d'utiliser le service Uber à plusieurs reprises.

Je peux vous dire que le service que nous avons reçu est comme le jour et la nuit en comparaison de celui que nous avons eu à notre retour à Sherbrooke. En Europe, les chauffeurs d'Uber s'empressent de descendre de voiture pour ouvrir les portières et le coffre à bagages et cela même si nous n'avons pas de valise.

À notre arrivée au terminus d'autobus de Sherbrooke, après un long voyage, le chauffeur de taxi n'était pas certain que ce soit à son tour de prendre des clients. J'avais même commencé à mettre mes valises moi-même dans la voiture lorsqu'un autre chauffeur m'a dit que c'était plutôt à son tour de nous prendre, j'ai donc dû débarquer mes valises à nouveau et les mettre moi-même dans l'autre voiture.

Vous imaginez la scène... Tout ce branle-bas n'est absolument pas acceptable.

Le chauffeur nous a finalement emmenés chez nous. Mon épouse et ma fille sont alors descendues et ont attendu que celui-ci vienne les aider. Il s'est contenté d'actionner la commande pour ouvrir le coffre arrière, mais n'est pas sorti de son auto, même s'il faisait tempête. Pendant que je le payais, il placotait et étirait le temps, nous avons donc dû sortir nos valises nous-mêmes.

J'ai fait une plainte à la compagnie de taxi et un inspecteur devait faire une enquête. Il est probable que l'enquête n'a pas été longue puisque, la semaine dernière, ma fille est arrivée de Montréal vers 23 h au terminus d'autobus, où elle a demandé à trois reprises un taxi sur la ligne directe de la compagnie, mais elle a dû attendre tout près d'une demi-heure avant d'avoir une voiture.

Par ailleurs, en présence de ma fille une autre dame attendait également un taxi avec une valise et un enfant; à l'arrivée de la voiture, encore une fois le chauffeur est resté dans son véhicule et c'est ma fille qui a aidé la dame à ranger sa valise dans l'auto!

C'est quoi être chauffeur de taxi? Messieurs, sortez de votre confort, embarquez et débarquez les bagages de vos clients et soyez un peu plus galants avant qu'Uber n'arrive et ne prenne le marché que vous prétendez si bien desservir.

Le professionnalisme, ce n'est pas une question de mode.

Jean-Marc Joyal

Sherbrooke

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