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J'ai été outré par le commentaire négatif de Mme (Sonia) Royer (dans l'édition de mardi) à l'égard de son expérience de travail à l'Université de Sherbrooke. Mme Royer reconnait dans sa lettre s'être amèrement trompée de carrière en choisissant la technique de l'architecture. Elle déclare que le « fonctionnarisme » qui prévaudrait dans maintes organisations au sein desquelles elle a oeuvré, en serait la cause. En associant directement et publiquement l'université de Sherbrooke à ses déboires professionnels, elle lui en impute même la faute et tente de discréditer non seulement l'institution mais aussi l'ensemble des gens qui s'y dévouent, certains depuis plus de quarante ans. La lettre de Mme Royer sert un dessein qui m'échappe.

J'aimerais affirmer que 'fonctionnaire'... on l'est d'abord dans la tête. Ce qui n'est pas le cas pour plusieurs de mes collègues et moi-même pour qui l'université de Sherbrooke est un lieu de réalisation personnelle extraordinaire. Chaque personne est appelée à donner sa pleine mesure. Une politique de perfectionnement et de retour aux études (temps partiel) permet à chacun d'accéder à des fonctions plus exigeantes selon ses ambitions. De plus, l'accroissement des charges de travail (enseignement et soutien) suite à l'augmentation soutenue du nombre d'étudiants et aux coupures récentes en éducation exigent de chacun une éthique de travail empreinte de générosité et de grand professionnalisme.

Notre université offre un exemple de qualité de gestion qui la distingue avantageusement de plusieurs de ses consoeurs québécoises, n'en déplaise. La gestion y est fortement décentralisée, laissant à chacun une liberté d'action et d'initiative qui sied bien aux personnes dynamiques par nature.

Mme Royer nous expose un parcours professionnel pénible même au privé avec son lot de précarité. Définitivement rien n'est parfait. Je lui souhaite de trouver sa voie et prendre dès lors l'entière responsabilité de ses choix et des conséquences. Plus de sept mille personnes travaillent à l'Université de Sherbrooke. La plupart en sont fiers(es) et ne se perçoivent pas 'fonctionnaire' dans la tête ou autrement.

Daniel Gaucher

Technicien en systèmes ordinés

Sherbrooke

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