Il faut une solution

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Denis Dufresne
La Tribune

(Sherbrooke) ÉDITORIAL / La Ville de Sherbrooke a le devoir de mieux réglementer le stationnement et le remisage des véhicules récréatifs pour résoudre les problèmes de nuisance visuelle et de sécurité.

Mais elle doit tenter de mettre dans le coup les propriétaires de ce type de véhicule, visiblement irrités par son projet de règlement, comme l'a démontré la présence d'une centaine d'entre eux lors de la séance de consultation publique de la Ville de Sherbrooke dans le cadre de la refonte de son règlement de zonage.

Bon nombre de propriétaires dont le terrain est trop étroit pour permettre le stationnement de leur « VR » sur le côté ou dans la cour arrière de leur résidence, et qui ne pourront donc respecter le projet de règlement dans sa version actuelle s'estiment piégés avec raison.

En revanche, l'administration municipale a la responsabilité de donner suite aux plaintes qu'elle reçoit de façon régulière de citoyens au sujet des « VR » qui leur obstruent la vue ou qui leur causent des problèmes lorsqu'ils tentent de sortir de leur entrée de cour en voiture.

Le projet de règlement prévoit que les véhicules de plus de 2,4 m de hauteur devront être stationnés ou remisés dans les cours latérales et arrière d'une résidence pourvu qu'une distance minimale d'un mètre de la limite de terrain soit respectée.

Parallèlement, les véhicules dont la hauteur n'excède pas 2,4 m de hauteur pourront être stationnés ou remisés dans la cour avant d'une propriété.

Dans tous les cas, l'espace de stationnement ou de remisage devra être séparé des terrains adjacents par une clôture ou une haie.

Cette dernière disposition irrite notamment les propriétaires de petits « VR », qui ne voient pas l'utilité d'une telle mesure et disent être en bons termes avec leurs voisins.

Sherbrooke n'est pas la seule Ville à réglementer le stationnement et le remisage des véhicules récréatifs.

Magog, Drummondville et Victoriaville, notamment, le font déjà.

À Victoriaville, un véhicule de camping, un bateau ou une remorque domestique peuvent être entreposés sur un terrain si sa longueur n'excède pas 11,75 m et si sa hauteur ne dépasse pas 3,95 m.

L'entreposage doit se faire en cour arrière ou latérale et respecter des lignes latérales et arrières d'un mètre.

Toutefois, le stationnement d'un véhicule de camping ou d'un bateau est autorisé dans la cour avant, mais seulement du 1er mai au 30 octobre, s'il est à un minimum de 0,5 m du terrain voisin et sans être à moins de trois mètres de la rue ou du trottoir.

Les propriétaires de VR ont sans doute leurs raisons d'être mécontents, mais doivent réaliser qu'une réglementation est nécessaire pour résoudre les problèmes de nuisance visuelle et de sécurité.

Mardi soir, certains d'entre eux ont proposé que la Ville aménage un stationnement réservé aux VR, comme on en retrouve aux États-Unis. Est-ce la responsabilité de la Ville?

Dans plusieurs villes américaines, ce sont principalement des entreprises privées qui offrent des espaces extérieurs pour l'entreposage et imposent un tarif de location mensuel qui va de 40 $ à 75 $ et plus, selon la longueur du véhicule. Pour l'entreposage intérieur, les tarifs sont de plus du double.

On retrouve également des entreprises qui offrent ce genre d'entreposage à Drummondville, Magog et Sherbrooke, notamment.

Une rencontre est prévue la semaine prochaine entre la Ville de Sherbrooke et la Fédération québécoise de camping et de caravaning du Centre-du-Québec et de l'Estrie en vue de trouver un terrain d'entente.

La Ville et les propriétaires de VR auront sans doute des compromis à faire, mais il faut une solution.

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