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ÉDITORIAL / Le projet de superclinique à l'intersection de l'autoroute 410 et... (Archives, La Tribune)

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Denis Dufresne
La Tribune

(Sherbrooke) ÉDITORIAL / Le projet de superclinique à l'intersection de l'autoroute 410 et de la rue King Ouest, qui a reçu hier l'aval du conseil municipal de la Ville de Sherbrooke, permet de faire d'une pierre deux coups.

Il préserve la vocation industrielle de l'ancien centre de distribution de BRP et offrira un meilleur accès à des services intégrés de santé à la population, en particulier celle de l'Ouest, qui est la plus éloignée des hôpitaux.

S'il est un peu étonnant que la Ville de Sherbrooke abandonne la vocation industrielle d'une partie de cet emplacement stratégique, en amorçant le processus de changement de zonage pour la bande de terrain longeant la rue King Ouest, l'accord de Sherbrooke Innopole permet de penser qu'il s'agit d'un moindre mal.

Le projet original devait être implanté dans l'ancien centre de distribution, ce qui nécessitait un changement de zonage d'industriel à commercial, auquel Sherbrooke Innopole s'était fermement opposé.

Selon l'organisme, cet immeuble de 40 000 mètres carrés (actuellement inoccupé) est essentiel à l'offre industrielle de Sherbrooke, que ce soit pour le louer en tout ou en partie ou pour le vendre.

Il appartiendra aux élus de s'assurer du maintien du caractère industriel des lieux, propriété du Groupe Immex.

Cette première superclinique à Sherbrooke est en droite ligne avec la vision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui estime que cette formule est la solution aux problèmes d'engorgement dans les urgences, un point de vue toutefois contesté par l'Association canadienne des urgentologues.

Cinquante supercliniques sont prévues dans la province d'ici 2018.

Elles seront en principe ouvertes 12 heures par jour, tous les jours, et devront offrir au moins 20 000 consultations annuelles.

De plus, on devra y trouver un centre public de prélèvement gratuit et un service d'imagerie médicale, à moins que celui-ci soit offert à proximité.

La nouvelle superclinique de Sherbrooke, qui pourrait ouvrir ses portes en 2017, aura le mérite d'être facilement accessible et d'offrir 678 cases de stationnement, mais la Ville n'a pas précisé si celui-ci sera gratuit.

Il faut toutefois souhaiter que ce projet contribue réellement à améliorer l'accès aux services de première ligne pour la population, en particulier celle de l'Ouest et du secteur Rock Forest, et permette de désengorger un tant soit peu les urgences.

L'heure juste

Après le rapport du Commissaire à la santé, Robert Salois, selon lequel le Québec se distingue par le plus long temps d'attente dans les urgences en Occident, la controverse au sujet du taux d'utilisation des blocs opératoires soulève à nouveau la question de la considération que l'on accorde réellement aux patients dans le système de santé.

Selon des données colligées par la Coalition avenir Québec (CAQ), le taux moyen d'utilisation des blocs opératoires dans la province ne serait que de 53 pour cent, un chiffre aussitôt réfuté par le ministre Gaétan Barrette, qui parle plutôt de 77 pour cent.

Selon lui, la CAQ inclut dans ses calculs 61 salles actuellement fermées et se base sur des journées de 10 heures plutôt que de 8, ce qui est la référence.

Tout s'expliquerait donc!

Il n'empêche que selon les données de la CAQ, chaque année environ 17 000 Québécois attendent plus de six mois pour une chirurgie et certains plus d'un an.

Au-delà de cette guerre de chiffres, ces personnes pourraient-elles avoir l'heure juste?

Correctif

Une erreur s'est glissée dans l'éditorial d'hier, signé Denis Dufresne. Il aurait fallu lire que Marie-Claude Bibeau est députée de Compton-Stanstead et non de Sherbrooke. Nos excuses.

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