Le PQ devra «se retourner de bord rapidement»

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Emmanuel Choquette est chargé de cours à l'École de politique appliquée de l'UdeS.

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Catherine Montambeault
La Tribune

ANALYSE / Le départ abrupt de Pierre Karl Péladeau à la tête de l'opposition obligera le Parti québécois à « se retourner de bord rapidement », estime Emmanuel Choquette, chargé de cours à l'École
de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke. Selon lui, le PQ devra s'empresser de trouver un nouveau chef s'il veut être prêt pour les élections de 2018.

« Ça va être difficile, mais je pense que n'importe quel parti politique peut faire face à une situation critique comme celle-là, mentionne le chargé de cours, optimiste. Dans le passé, le PQ a eu à affronter plusieurs vagues et il les a traversées. »

« Il n'est pas impossible que la personne qui prendra la place de PKP le fasse avec brio et que ça crée un déclic auprès des électeurs. On ne sait jamais. »

Questionné à savoir qui serait le meilleur candidat pour remplacer le chef péquiste, M. Choquette

n'ose pas s'arrêter sur un nom en particulier. Il souligne tout de même la « bonne performance » d'Alexandre Cloutier lors de la dernière course à la chefferie.

« Si le parti a toujours le projet de centraliser les branches souverainistes, ça va prendre quelqu'un de rassembleur, qui n'est pas trop polarisant », ajoute-t-il. À son avis, la députée de Joliette, Véronique Hivon, répondrait bien à ce profil.

Chose certaine, la personne élue aura probablement une plus grande connaissance du monde politique que l'ex-grand patron de Québecor.

« Je serais surpris que le PQ décide de miser sur le même type d'individu que Péladeau, c'est-à-dire quelqu'un qui n'aurait pas beaucoup d'expérience en politique. »

Un départ calculé

Même si la démission de M. Péladeau en a surpris plus d'un, Emmanuel Choquette considère que l'annonce a été faite à un moment opportun.

« Je pense que les calculs ont été bien faits du côté de PKP et de son entourage. Ils avaient une très petite fenêtre d'opportunité pour l'annonce de sa démission : s'ils avaient attendu plus longtemps, ç'aurait pu être problématique. »

Quant aux raisons de son départ, M. Choquette ne croit pas que les raisons familiales évoquées pas M. Péladeau en cachent d'autres.

« Ça témoigne tout simplement d'à quel point la vie politique est éprouvante. (...) Pour mener jusqu'au bout un projet politique comme celui que PKP avait entrepris, il faut faire d'énormes concessions. Il a cru qu'il pourrait y parvenir : visiblement ça n'a pas été le cas. »

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