Mieux soutenir les nouveaux arrivants

Aux députés de l'Estrie à la Chambre des Communes, (Archives, La Presse)

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Aux députés de l'Estrie à la Chambre des Communes,

Sous le précédent gouvernement, le processus d'accession à la citoyenneté s'est singulièrement compliqué, au point de devenir un vrai cauchemar pour plusieurs familles. Ainsi, de nombreux Néo-Canadiens, dont certains vivent au pays depuis plusieurs années, ne sont toujours pas citoyens canadiens: plusieurs ont échoué les examens, d'autres ne s'y sont pas encore présentés en raison des nombreux écueils qui jalonnent tout le processus.

Ces derniers ressentent souvent cette non-citoyenneté comme un rejet par la société d'accueil, d'autant plus difficile à vivre qu'ils ont pour la plupart quitté leur pays natal dans des conditions difficiles. Ceci est d'autant plus vrai pour les personnes réfugiées qui présentent un faible degré de scolarisation dans leur pays d'origine: cette catégorie d'immigrants compose la majeure partie des adultes qui fréquentent chaque jour le Centre d'éducation populaire (CEP) de l'Estrie pour s'alphabétiser et se franciser.

Ces apprenants du CEP de l'Estrie vous invitent donc, Messieurs les députés et Madame la ministre Marie-Claude Bibeau (Développement international), en tant que représentants de la population estrienne, à sensibiliser notre nouveau gouvernement à cette problématique et formulent les demandes suivantes:

- Que les frais de la demande de citoyenneté soient ramenés à des montants plus raisonnables, ne dépassant pas 150 $ et n'augmentant qu'en suivant l'indice du coût de la vie.

- Que les examens et l'assermentation soient décentralisés et qu'une ville de l'importance de Sherbrooke puisse avoir son bureau local.

- Que les personnes peu scolarisées soient soumises à un examen correspondant davantage à leurs capacités.

- Que le contenu de l'examen soit plus spécifiquement lié aux futures fonctions de citoyen.

- Que les adolescents de 14 à 18 ans soient soumis à un examen basé sur l'enseignement scolaire qui leur est offert.

- Que le délai avant de faire une demande soit reconsidéré afin d'être ramené plus près de ce qu'il était antérieurement.

- Enfin, que le parcours citoyen du demandeur soit un élément dans l'évaluation. Celui ou celle qui travaille, qui envoie ses enfants à l'école, qui participe à des mesures d'intégration et de scolarisation n'est-il pas un futur membre actif de la société?

En espérant que vous pourrez appuyer nos demandes, nous vous prions de recevoir (...) nos salutations les meilleures.

Christine Difuni, apprenante au CEP

Martine Facal, présidente du CA

Simone Vannucci, membre du CA

Et 120 autres signataires

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