Ambitieux mais flou

ÉDOTORIAL / La nouvelle politique énergétique du gouvernement du Québec,... (Archives, La Tribune)

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<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

(SHERBROOKE) ÉDOTORIAL / La nouvelle politique énergétique du gouvernement du Québec, dévoilée hier, marque la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, ce qui constitue une excellente nouvelle.

Mais elle demeure floue sur les moyens d'y parvenir et, surtout, pour mettre les citoyens et les entreprises dans le coup.

Les objectifs de cette politique assortie d'un fonds de quatre milliards $ sont ambitieux: réduire la consommation de pétrole de 40 pour cent d'ici 2030 et faire passer de 47 à 60 pour cent la production d'énergies renouvelables.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, prône notamment une meilleure efficacité énergétique des immeubles et une augmentation du nombre de voitures électriques, de 10 000 à 100 000 en 2020, un énorme défi vu la grande popularité des grosses cylindrées.

Étrangement, M. Arcand n'a pas fait mention du Fonds vert ni indiqué si celui-ci pourrait être utilisé pour aider les entreprises et les consommateurs à prendre le virage vert.

Nul mot non plus sur le plan pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 37,5 pour cent d'ici 2020, par rapport à 1990.

D'autre part, Québec maintient la promesse de ne pas augmenter les tarifs d'électricité au-delà du taux d'inflation. Mais pour combien de temps?

Il n'y a aucune proposition pour résoudre les problèmes des abonnés qui ont de la difficulté à payer leur facture d'électricité en raison des hausses de tarifs des dernières années.

Le nombre d'ententes de paiement chez Hydro-Québec a bondi de 210 000 à 330 000 de 2013 à 2015 (de 11 469 à 12 539 durant la même période chez Hydro-Sherbrooke) et le nombre annuel de débranchements dépasse les 60 000 dans la province.

Il faut une solution.

Sécuritaire?

L' «incident diplomatique» survenu mercredi matin lors de la première pelletée de terre du futur «Strom SPA nordique» - où des invités ont reçu des contraventions pour avoir empiété avec leurs véhicules sur la piste cyclable de la rue Roy - est-il le prélude de futurs problèmes de stationnement dans ce secteur?

Il est vrai que le chantier est en cours et que les espaces de stationnement y sont rares.

Les promoteurs assurent qu'ils auront suffisamment d'espace pour recevoir leur clientèle une fois le projet complété.

Petit retour en arrière: en 2014, la Ville de Sherbrooke a vendu pour 1,2 million $ le terrain de l'organisme Charmes et la bande riveraine, octroyant à une entreprise privée un espace public, ce qui a entraîné le déplacement d'une portion de la piste multifonctionnelle riveraine vers la rue Roy.

Il est évident que dans la vie il faut faire des compromis et qu'il est courant d'aménager une voie cyclable en chaussée partagée. De plus, «Strom Spa nordique» va payer des taxes et créer des emplois.

Toutefois, le compromis dont il s'agit ici est en rupture avec la vision de mise en valeur du pourtour du lac des Nations et de la rivière Magog au profit des Sherbrookois, qui y ont investi des millions $ depuis les années 90.

On oblige les usagers de la piste multifonctionnelle à quitter la bande riveraine pour emprunter un segment le long d'une rue passante où circulent des véhicules lourds et qui est délimitée par de simples balises de danger pour indiquer un rétrécissement de la chaussée.

Au cours de l'hiver, ce tronçon a souvent été enneigé et des balises ont été heurtées par des véhicules, sans compter les problèmes de stationnement et de circulation.

La Ville peut-elle garantir la sécurité des lieux, en conformité avec sa stratégie du transport durable?

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