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<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

(SHERBROOKE) ÉDITORIAL / On accole encore, de façon un peu injuste, une image de région dévitalisée à la MRC des Sources alors que celle-ci offre énormément de potentiel pour les investisseurs d'ici et d'ailleurs.

L'arrivée de l'un des cofondateurs de Cascades, Alain Lemaire, à la présidence de la Table de diversification économique, qui poursuivra le travail de François Gouin, doit contribuer à lui donner un nouveau rayonnement.

La MRC des Sources en a vu de toutes les couleurs depuis une quinzaine d'années avec la fermeture de Métallurgie Magnola, en 2002, l'abandon du projet de relance de Mine Jeffrey, suivi de celui de centre de gestion des matières résiduelles Estrie Enviropôle, en 2012, et la fermeture de Viandes Laroche, l'automne dernier.

Heureusement, le fonds de diversification économique de 50 millions $ accordé par le gouvernement du Québec en 2012 commence à porter ses fruits.

Depuis trois ans, une somme de 8,3 millions $ a été engagée sous forme de prêts ou de subventions par la Table de diversification économique de la MRC des Sources, sous la gouverne de son ancien président François Gouin, ce qui a permis des investissements de 24,2 millions $ avec la création de 140 emplois et la consolidation de 240 autres.

La MRC des Sources dispose encore d'une enveloppe de près de 42 millions $ pour diversifier son économie, tous les espoirs sont donc permis.

Le nouveau président de la Table n'arrive pas en messie, mais entend mettre à profit sa vaste expérience du monde des affaires et du développement régional.

« C'est toujours un fait, si on veut dynamiser notre économie, il faut créer des emplois. Le taux de chômage est entre 7 et 8 pour cent, alors on n'est quand même pas une région sinistrée », dit Alain Lemaire.

En comparaison, le taux de chômage dans la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke est de 7,5 pour cent.

« On a une quarantaine de projets réalisés, le défi est maintenant d'avoir des projets de plus d'envergure, d'aller à l'extérieur et de démontrer qu'on n'est pas juste une région de ressources naturelles », ajoute M. Lemaire.

Après le traumatisme des dernières années, il est écrit dans le ciel que la MRC des Sources doit miser davantage sur le secteur de la fabrication, des technologies et des services.

De nouveaux projets sont sur les rails, notamment celui d'abattoir de Canards du Lac-Brome et celui de centre de démonstration de production de magnésium métallique d'Alliance Magnésium.

Mais l'un des défis de la MRC des Sources sera de recruter de la main-d'oeuvre à l'heure des pénuries de travailleurs qualifiés.

Car la région se distingue par une population âgée et un taux élevé de transferts gouvernementaux (rentes, sécurité de la vieillesse, aide sociale et assurance-emploi), à hauteur de 26 pour cent, alors qu'il est de 18 pour cent en Estrie et de 15 pour cent pour l'ensemble du Québec, signale Alain Roy, coordonnateur de la Corporation de développement communautaire des Sources.

De plus, la région a perdu une génération de travailleurs au cours des années 2000, des gens dans la quarantaine et la cinquantaine partis vivre ailleurs en raison de la débâcle de l'industrie de l'amiante.

La MRC des Sources a fait beaucoup de chemin au cours des dernières années et a, nul doute, les outils nécessaires pour se refaire une santé économique.

Il faudra du temps.

Mais les gens de cette région en ont vu d'autres et sont visiblement déterminés.

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