Il ne nous reste que la contestation

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Le 23 mars je reçois une demande de rapport d'examen médical de la SAAQ.  La même journée je me rends au CLSC pour obtenir un rendez-vous avec mon médecin. La réceptionniste m'informe que je dois rappeler vers la mi-mai pour prendre un rendez-vous en juin possiblement. Comme je dois répondre à la SAAQ avant le 15 juin et connaissant l'embouteillage se produisant la journée où l'on nous donne la «permission» de prendre ledit rendez-vous, je m'inquiète.

Donc le lendemain je téléphone à la réceptionniste afin de vérifier la date de mon dernier examen médical, car celui-ci n'est valide que 6 mois, ce qui m'éviterait un nouvel examen et mon médecin n'aurait qu'à remplir le rapport. Évidemment, je devrai payer les frais demandés pour contribuer à la survie financière dudit médecin. Celle-ci me transfère à la responsable des archives médicales qui me demande de retourner au CLSC afin de remplir un formulaire l'autorisant à fouiller dans mon dossier. Je retourne au CLSC et je signe l'autorisation. Je fais remarquer à la réceptionniste qu'il aurait été plus simple d'avoir accès à mon dossier directement puisqu'il était classé à quelques pas derrière elle.

Pour avoir suivi de près l'évolution des services de santé tant dans mon patelin que d'une façon générale j'ai la conviction que l'on nous dirige vers le privé. Cette tendance s'est manifestée bien avant l'arrivée du Dr Barrette à la tête du Ministère de la Santé. Les citoyens siégeant sur les conseils d'administration des CLSC dans les années 80 avaient la possibilité de définir des programmes en santé et en services sociaux adaptés à leurs milieux. Les années 2000 ont vu leur rôle se limiter presque exclusivement à l'exécution des directives provenant de Québec. Aujourd'hui on se débarrasse des citoyens en créant les CIUSS centralisant toutes les décisions entre les mains du ministre ou devrais-je dire du médecin.

La rude bataille livrée par des citoyens contre la fluoration de l'eau potable à Richmond nous a permis de constater le peu de respect qu'ont certains médecins envers les droits de chaque citoyen de déterminer ce qui est bon pour leur santé et leur bien-être. On se croirait revenu à l'époque lointaine où le médecin décidait et imposait à son patient un traitement sans consultation ou consentement éclairé.

Maintenant que les citoyens sont exclus des tables de décision, il ne leur reste que la contestation. Les mesures annoncées modifiant la loi sur les lobbyistes qui obligeraient les groupes de pression à s'enregistrer seront l'acte final afin de museler toute opposition.

Richard Arsenault, Richmond

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