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Jeux de la Francophonie : il aurait fallu miser sur notre fierté

Jean Charest... (Archives, La Tribune)

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Jean Charest

Archives, La Tribune

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Sherbrooke et tout le Québec ont perdu les Jeux de la Francophonie, un événement sportif et culturel d'ampleur qui aurait rapporté des millions de dollars et une visibilité à l'échelle mondiale, particulièrement dans des pays d'Afrique qui connaissent de forts taux de croissance.

Pour tous ceux qui, comme moi et bien d'autres, sont fiers d'être Québécois ainsi que Sherbrookois et souhaitons offrir à nos enfants des occasions de voir des athlètes et des artistes pouvant servir de modèles, c'est un dur coup. Comment une si belle opportunité a-t-elle pu nous échapper?

Le gouvernement du Québec aurait émis des commentaires favorables à la candidature rivale avant d'appuyer notre ville lorsqu'elle a officiellement annoncé sa candidature. Moncton l'aurait emporté non pas en proposant de meilleures infrastructures, mais en misant sur l'histoire et la fierté acadiennes.

Il est anormal que les élus de notre région qui oeuvrent auprès du gouvernement à Québec ne l'aient pas informé en amont de la possible candidature de Sherbrooke. Après la tenue ici des Mondiaux de la jeunesse en 2003 et des Jeux du Canada en 2013, quiconque de bien enraciné dans la région savait que les Jeux de la Francophonie constituaient la prochaine étape. Et il est tout aussi anormal que le gouvernement n'ait pas eu le réflexe de se garder une gêne avant de commenter favorablement une candidature du Nouveau-Brunswick. Ce gouvernement est plus fier d'appartenir au Canada que d'appartenir au Québec, et ceci explique sans doute cela.

Le gouvernement du Québec n'a pas su mettre en valeur notre histoire et notre fierté comme l'ont fait les Acadiens, et cela nous a fait perdre un événement international. À chaque fois qu'il est question de fierté et d'identité, le gouvernement Couillard y voit au mieux une distraction qui nous éloigne des vraies affaires, au pire de la fermeture. Or, ce dossier illustre que la fierté québécoise, et la fierté sherbrookoise qui l'incarne, sont une vraie affaire qui pourrait nous rapporter gros, notamment en termes d'ouverture sur le monde.

Guillaume Rousseau, 

Sherbrooke

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