• La Tribune > 
  • Opinions 
  • > Retrait de la clause remorque : de quoi rendre les ressources anxieuses? 

Retrait de la clause remorque : de quoi rendre les ressources anxieuses?

De récents articles à propos de l'entente collective des employés publics et... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

De récents articles à propos de l'entente collective des employés publics et parapublics soulignent un possible retrait de la « clause remorque ». Si cette intention s'avère fondée, le gouvernement ne respecterait pas ses engagements. De quoi nous rendre anxieux? Fort probable. Le Regroupement des ressources résidentielles adultes du Québec (RESSAQ), qui représente 1250 ressources dévouées, a convenu d'une entente de principe avec le gouvernement en décembre dernier. Nos demandes étaient nombreuses, mais nos gains moindres dans le contexte actuel.

Voici un rappel de la situation : dans les documents de travail sur l'entente collective présentés par le Conseil du trésor, 50 000 personnes se verraient exclues de l'entente et n'auraient pas droit aux mêmes paramètres salariaux gouvernementaux. Les 8 000 ressources intermédiaires (RI) et de type familial (RTF) qui hébergent des personnes avec un handicap intellectuel et des personnes âgées seraient du nombre.

L'entente collective négociée par le RESSAQ devrait à tout le moins, préserver les acquis obtenus. Un revirement de situation impliquerait un réel manque de respect. Nous demandions des frais fixes et variables journaliers de 35 $ plutôt que 25 $, que 10 heures quotidiennes travaillées soient reconnues alors que présentement elles sont évaluées à 7,75 heures, que le rangement d'emploi pour les ressources d'accueil passe de l'échelon7 à l'échelon8. Nous n'avons pas eu gain de cause. Bien que les conditions de travail des ressources d'accueil soient inadéquates depuis fort longtemps, nous gardons espoir qu'elles s'améliorent.

Le RESSAQ favorise entre autres, la désinstitutionnalisation de personnes vulnérables. Le gouvernement en place est bien au fait de la situation actuelle et de la potentielle fermeture de plusieurs ressources. Lorsque des usagers sont réaffectés en CHSLD, non seulement ils perdent leurs repères, mais les coûts défrayés par l'état sont 5 fois plus élevés. Une telle situation n'est avantageuse pour personne, autant pour les membres du RESSAQ que pour toutes les ressources au Québec.

Les RI et les RTF méritent un statut indépendant puisque notre quotidien est très différent de celui des syndiqués en établissement. Être résidence d'accueil demande un accompagnement de tous les instants. Nous aidons des gens à redonner un sens à leur vie, à tisser des liens sociaux et affectifs ou à terminer leur vie dans la sérénité. Il n'y pas d'horaire pour une telle vocation.

Selon notre entente, notre rétributiondevrait suivre ce que le gouvernement accorde aux employés de l'État. Il serait déconvenue que celui-ci ne respecte pas l'entente signée. Si la clause remorque n'est pas respectée, j'ose espérer qu'il s'agit d'une ouverture du gouvernement pour entamer de nouvelles négociations.

Chers élus, s'il vous plait, prouvez-moi que j'ai toutes les raisons de croire en votre bonne volonté. Prouvez-moi votre bonne foi, car les ressources versent des larmes de sang et notre confiance s'effrite grandement.

Réjean Simoneau

Président du Regroupement des ressources résidentielles adultes du Québec (RESSAQ)

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer