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Pour un financement adéquat des groupes en défense des droits

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Monsieur François Blais, Ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale
Votre gouvernement fait des choix quand il décide de couper dans des programmes sociaux ou de financer des entreprises privées et qu'il réduit la taille de l'État québécois en essayant de nous faire croire que nous n'en avons plus les moyens. Toutefois, au courant des dernières décennies, il s'est coupé de plus de 5 milliards $ de revenus alors que 10 milliards $ de revenus sont possibles par l'application de différentes mesures fiscales, telles que proposées par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

Dans la Politique de reconnaissance de l'action communautaire autonome, adoptée en 2001, le gouvernement reconnaît l'apport essentiel des groupes de défense collective des droits dans l'avènement de notre société respectueuse des droits sociaux. Donc, au Québec, nous avons des droits de la personne reconnus tels que le droit à la santé, à l'éducation, à un logement décent et abordable, à un revenu décent, etc., que nous retrouvons dans la Charte québécoise, le PIDESC et la Déclaration universelle des hommes.

Grâce à l'apport concerté de ces groupes en défense collective des droits et du gouvernement, la société québécoise a obtenu des gains importants, entre autres un service de garde à prestation universelle - soit les centres de la petite enfance (CPE) -, la construction de logements sociaux, l'équité salariale, la perception automatique des pensions alimentaires, etc.

Or les groupes en défense collective des droits ont de plus en plus de difficulté à faire leur travail. Depuis 2003, ces groupes n'ont pas eu d'augmentation ni d'indexation. Les organismes de défense collective des droits s'enlisent dans un sous-financement chronique, en moyenne de 48 000 $/an en Estrie. Il existe 23 groupes de DCD en Estrie.

Finalement, peut-on parler de reconnaissance lorsque le gouvernement appauvrit ces groupes, les empêchant de réaliser leur mission de défense, pourtant essentielle, à une époque où la population en a le plus besoin? Nous assistons à de grandes pertes sociales. Par ses mesures austères, le gouvernement fait reculer les droits de la population lorsqu'il augmente les frais des services de garde, privatise la santé, coupe en éducation, etc.  

Nous demandons donc au gouvernement de reconnaître réellement l'apport essentiel des groupes en défense collective des droits en les finançant adéquatement.

Viviane Doré-Nadeau, Line Lecours et Mylène Boisvert

Caucus régional estrien, composé de la TACAE, CAFE, TROVEPE, Illusion Emploi, Collectif pour le libre choix, Promotion Handicap, CTTAE et SPE

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