Québec doit faire ses devoirs

ÉDITORIAL / Enjeu majeur dans la grande région de l'Estrie depuis plusieurs... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Maurice Cloutier</p>

(SHERBROOKE) ÉDITORIAL / Enjeu majeur dans la grande région de l'Estrie depuis plusieurs années, la persévérance scolaire est à l'honneur cette semaine. Toute la communauté est mobilisée.

Dans ses pages, La Tribune fait écho à plusieurs belles initiatives qui proviennent de notre communauté. Pour lancer les Journées de la persévérance scolaire, nous avons souligné lundi l'engagement de Christian Vachon de Magog. La fondation qui porte son nom a permis d'amasser un million de dollars pour aider à lutter contre la pauvreté chez les enfants au cours des dix dernières années.

Chaque année, 450 jeunes profitent des contributions de la fondation. M. Vachon a senti qu'il pouvait faire une grande différence dans la vie de plusieurs jeunes, pour favoriser l'apprentissage et réduire le décrochage scolaire. « On veut que tous les enfants partent sur la même ligne de départ afin d'éviter que certains soient marginalisés », a souligné M. Vachon.

Il n'est pas étonnant que M. Vachon figure sur la liste des héros de la persévérance scolaire. Il n'est pas seul. En fait, ils sont plusieurs héros de tous les horizons à appuyer le travail qui se fait dans les écoles. Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, appuie aussi la cause depuis des années en versant les profits de son tournoi de golf annuel à la Fondation pour les élèves de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

La semaine d'activités permet aussi de montrer le travail réalisé dans plusieurs écoles pour encourager des jeunes à poursuivre leur parcours académique. Grâce aux efforts de la communauté, aux enseignants et aux dirigeants du réseau scolaire, ils se passent encore de belles choses dans les écoles.

Les compressions budgétaires n'ont pas éteint cette flamme qui anime des gens de différents milieux, à travailler ensemble pour combattre le décrochage scolaire. Heureusement.

Le gouvernement québécois doit cependant faire ses devoirs et cesser de couper à tout vent dans le réseau de l'éducation et de risquer d'atténuer les succès des dernières années avec la baisse considérable du taux de décrochage scolaire.

Hier encore, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré sur les ondes de Radio-Canada que le gouvernement investira davantage dans le réseau de l'éducation. Il promet que ces investissements seront annoncés dans le prochain budget. Il est temps. Les coupes des dernières années ont été douloureuses et ont forcé certaines écoles à couper dans les services aux élèves.

L'État a même coupé son programme Réunir Réussir (R2) qui aidait plusieurs organisations partout au Québec dans la lutte contre le décrochage scolaire. C'est épouvantable! Quel mauvais message à envoyer aux communautés qui sont mobilisées pour la persévérance scolaire.

En Estrie, il est important de protéger les acquis et de maintenir les efforts en faveur de la réussite scolaire.

Après des années à casser du sucre sur le dos du réseau de l'enseignement et des commissions scolaires, le gouvernement doit adopter un nouveau message plus positif. Il faut dénoncer les abus mais sans tout démolir. Comme société, nous devons adopter collectivement une approche plus constructive.

Des consultations commençaient hier à Québec sur le projet de loi 86 sur la réforme des commissions scolaires, dans le contexte de l'abandon des élections scolaires. On parlera encore beaucoup de structure.

Or, les Journées de la persévérance scolaire sont un rappel à l'État de bien faire ses devoirs pour soutenir la jeunesse et tous ceux qui s'investissent en Estrie, comme ailleurs, en faveur de la réussite scolaire. Il est temps d'avoir des signaux clairs et encourageants de la part du gouvernement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer